Citant le directeur de l'information du tribunal, Tom Kennedy, l'agence a indiqué que M. Bagilishema, 46 ans, est parti à destination de Paris à bord d'un vol régulier de KLM. Le gouvernement français a accepté de l'accueillir en septembre, après avoir rejeté un appel antérieur de ses avocats, François Roux et Maroufa Diabira, pour une résidence temporaire.
Toutefois, le tribunal a dicté certaines restrictions à M. Bagilishema. Avant de partir, il devait nommer deux personnes de bonne réputation qui garantiraient qu'il retournerait à Arusha chaque fois que le tribunal le demande. Le tribunal a aussi ordonné à M. Bagilishema de fournir son adresse personnelle en France et de notifier le commissariat le plus proche de tout changement d'adresse. Il ne peut quitter la France sans la permission du tribunal et doit rendre ses documents de voyage à la police française, sauf si le tribunal en décide autrement. Il doit également se présenter une fois par mois au commissariat de police le plus proche de son domicile.
M. Bagilishema est l'ancien maire de Mabanza, dans la préfecture de Kibuye, à l'ouest du Rwanda. C'est le premier suspect de génocide à être remis en liberté mais qui pourrait avoir à comparaître en audience d'appel.
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