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Interdiction d'une conférence de presse sur les droits de l'homme

Le groupe de défense des droits de l'homme La Voix des sans-voix a protesté contre l'interdiction par le gouvernement, la semaine dernière, d'une conférence de presse sur la Cour d'ordre militaire (COM) de la République démocratique du Congo (RDC).

La conférence, qui devait porter sur le rôle de la COM dans un procès à
Likasi, dans la province du Katanga, a été annulée par l'Agence nationale de
renseignements et l'Hôtel de ville de Kinshasa sous prétexte que le permis
nécessaire pour tenir la réunion n'avait pas été accordé. Cependant,
l'association La Voix des sans-voix a déclaré qu'elle avait averti et invité
les autorités à ce rassemblement, et qu'elle n'avait jamais été tenue
d'obtenir un permis lors de conférences de presse antérieures.

Le 14 septembre dernier, des organisations de défense des droits de l'homme ont protesté contre les condamnations à la peine capitale de huit personnes jugées par la COM à Likasi et reconnues coupables d'avoir comploté pour renverser le gouvernement de la RDC au début de 2001. Dans un communiqué,
Amnesty International avait déclaré que "pratiquement tous ceux qui ont été jugés ont été torturés et forcés à se dénoncer ou à dénoncer d'autres
coaccusés. On leur a également refusé l'accès à un avocat avant leur
procès." Dix-huit autres personnes, accusées de délits similaires, ont été
condamnées à des peines allant de 5 à 20 ans de prison.

Amnesty a rapporté que depuis 1999, et plus récemment en mars 2001, le
gouvernement congolais a déclaré aux Nations Unies et à Amnesty International qu'il abolirait la COM ou qu'il l'empêcherait de juger des civils. Il a aussi annoncé un moratoire pour ne pas appliquer la peine de mort.

Dans une déclaration, La Voix des sans-voix a protesté contre l'interdiction
"arbitraire [de sa conférence de presse] qui constitue une violation
flagrante du pacte républicain signé le 24 août à Gaborone, au Botswana,
pendant les pourparlers préparatoires au dialogue intercongolais." Le pacte
confirmait, entre autres, l'engagement de toutes les parties pour le respect
des droits de l'homme et le retour des prisonniers de guerre, ainsi que pour
le non-partage de la RDC.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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