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La maladie de la fièvre aphteuse est signalée dans le nord-ouest

La maladie de la fièvre aphteuse a été signalée la semaine dernière dans la province de Gisenyi, au nord-ouest, a annoncé lundi à Kigali le directeur de l'élevage du ministère de l'agriculture et des forêts, Isidore Gafarasi, selon l'Agence rwandaise d'information (ARI). "La maladie a été identifiée dans le district de Mutura, dans le secteur de Gishwati de la province de Gisenyi," a indiqué M. Gafarasi, ajoutant que le Ministère de l'agriculture avait ordonné des quarantaines dans la région afin de limiter la propagation de la maladie. L'apparition de la maladie fait suite à un autre foyer de fièvre aphteuse recensé il y a cinq mois dans la province d'Umutara, au
nord-est. La quarantaine imposée sur le bétail et les produits dérivés a fait doubler le prix du lait et de la viande de boeuf.

Selon le directeur de l'élevage de Gisenyi, François Kamanzi, ce nouveau foyer est lié à une vache malade ayant été transportée de la province voisine de Ruhengeri. "Jusqu'à présent, nous avons recensé 16 vaches porteuses de la maladie," a indiqué à ARI M. Kamanzi, soulignant que du personnel de sécurité avait été déployé afin d'empêcher tout mouvement de bétail et de produits dérivés.

La maladie de la fièvre aphteuse est extrêmement contagieuse, il s'agit d'une infection virale sévère qui frappe les animaux à sabots fendus et qui provoque des aphtes et des petites plaies dans la bouche, sur les sabots et les mamelles. La maladie peut se propager sur de longues distances par inhalation ou par ingestion, suite aux mouvements des animaux, des produits,
des objets ou des personnes infectées ou contaminées. Elle entraîne des pertes de production en raison des avortements et de l'infertilité qu'elle provoque. Des responsables vétérinaires ont indiqué à l'ARI que même si des personnes peuvent être infectées par la fièvre aphteuse en manipulant du bétail malade, ou en consommant du lait ou de la viande contaminée, l'infection chez l'homme est temporaire et bénigne, et elle n'est donc pas considérée comme un danger sanitaire public.

Tandis que tous les marchés de bétail ont été fermés, M. Gafarasi a vivement recommandé que "les gens ne profitent pas du malheur qui frappe leurs confrères pour faire monter les prix en flèche".



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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