Share & more
L'unité militaire spéciale chargée de la protection des politiciens exilés rentrant au Burundi, prévue par le plan de paix d'Arusha, a peu de chances d'être prête à temps, a rapporté samedi l'AFP. Avant de quitter Bujumbura pour l'Afrique du Sud où il doit s'entretenir avec Nelson Mandela, le président burundais Pierre Buyoya, médiateur pour le processus de paix du Burundi , a déclaré que les individus rentrant pendant la période de transition politique de trois ans seraient quand même en sécurité.
"Si nous ne parvenons pas à mettre sur pied cette unité de protection avant le 1er novembre, nous trouverons le moyen de protéger ceux qui ont besoin d'une protection et de mettre en place les institutions de transition," a-t-il
indiqué dans des propos cités par l'AFP. L'envoyé spécial de l'UE pour la région des Grands Lacs, Aldo Ajello, de passage samedi à Bujumbura, a confirmé à l'AFP qu'il était peu probable que la force spéciale soit en place avant le 1er novembre, date prévue du début de la période de transition.
"Il reste peu de temps avant la mise en place des institutions transitionnelles.
Nous pourrions envisager d'assurer autrement la sécurité des personnes pendant un certain temps. C'est exactement ce que nous examinons actuellement," a indiqué M. Ajello, cité par l'AFP. Pendant la période de transition, M. Buyoya, un Tutsi, restera chef de l'Etat pendant les 18
premiers mois, assisté d'un vice-président hutu, Domitien Ndayizeye; les rôles seront inversés entre groupes ethniques durant la seconde moitié de la période.
Le Burundi est dévasté depuis 1993 par une guerre qui oppose les mouvements rebelles de la majorité hutue à l'armée et au gouvernement, à dominance tutsie, précise l'AFP.
Toutes les forces politiques rivales ont signé un accord de paix au mois d'août de l'année dernière, mais celui-ci n'a jamais été ratifié par les deux principaux groupes rebelles. Les accords signés à Arusha, en Tanzanie, prévoient la mise en place d'une unité spéciale de troupes hutues et tutsies, devant être sélectionnée au sein de l'armée et entraînée par des conseillers militaires étrangers.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions