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Le Tribunal entend lutter contre le racisme présumé

Le greffier du Tribunal international pour le Rwanda (ICTR), Adama Dieng, prévoit la mise en oeuvre d'une série d'initiatives visant à encourager la tolérance sur le lieu de travail et combattre les problèmes présumés ou potentiels de racisme, de discrimination raciale et d'intolérance, a rapporté mardi à Arusha en Tanzanie, l'agence d'information Hirondelle. "
Dans chaque contexte multiracial ou multiculturel, ce genre de questions surgit, " a déclaré Kingsley Moghalu du Nigeria cité par Hirondelle. " Le TPIR n'est pas différent. " Mais il a indiqué qu'en tant qu'institution des Nations Unies, le TPIR a le devoir de régler ces questions.

Le TPIR demandera d'abord à son personnel de répondre dans l'anonymat à un questionnaire sur les problèmes de racisme, de discrimination et d'intolérance. Le but, selon M. Moghalu, est de " recueillir des données précises sur les réels sentiments et attitudes du personnel du Tribunal face à ces questions dans le cadre de leur lieu de travail ". Les différentes sections du TPIR tiendront alors des réunions, en présence d'un facilitateur indépendant, pour discuter des résultats de l'enquête.

Cette annonce fait suite à la conférence de l'ONU contre le racisme qui s'est tenue la semaine dernière à Durban en Afrique du Sud. Dans un communiqué publié vendredi, le TPIR a fait part " de son adhésion totale à l'objectif de l'ONU d'éliminer toute forme de racisme et d'intolérance. En
poursuivant son travail judiciaire qui consiste à administrer la justice pour les crimes enracinés dans la discrimination et en observant sa propre situation afin de garantir que le TPIR continue de pratiquer ce qu'il préconise, le TPIR entend demeurer un exemple positif du concept de tolérance."

Les allégations de racisme au sein du TPIR sont apparues en mai suite à l'interruption simultanée de contrats de travail de plusieurs membres du TPIR. Parmi les personnes licenciées, quatre étaient africaines, une asiatique et l'autre jordanienne. Certains membres du TPIR ont affirmé que ces personnes étaient victimes de racisme tandis que d'autres ont prétendu avoir été licenciées pour inefficacité. " A quelques occasions, certains membres du Tribunal ont prétendu que ces licenciements pouvaient être liés au racisme, à la discrimination, etc..." a indiqué M. Moghalu cité par Hirondelle." Nous ne savons pas si cela est vrai ou pas. Mais il s'agit d'une approche proactive visant à empêcher que ce type de situation ne se produise et à favoriser une atmosphère de tolérance au sein du personnel. "



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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