violation de tous les droits personnels des victimes, mais elle soumet aussi leurs familles à des souffrances atroces qui équivalent à la torture," a communiqué Amnesty, soulignant que les 'disparitions' constituent un délit permanent tant que le sort et l'endroit où se trouvent les victimes n'ont pas été déterminés.
Bien que les 'disparitions' soient souvent associées aux régimes militaires, elles ne leur sont pas exclusives, a souligné Amnesty, qui reçoit toujours des dossiers de possibles 'disparitions' de pays d'Afrique, notamment en RDC. Amnesty a cité le fait qu'au moins 140 conspirateurs présumés de coups d'Etat arrêtés il y a plus d'un an en RDC ont 'disparu'. "Tout d'abord, le
gouvernement a démenti les arrestations. Plus tard, il a caché l'endroit où se trouvaient les prévenus. En novembre 2000, des émissaires d'Amnesty se sont vu refuser l'accès à un groupe de cellules de la prison centrale de Kinshasa, les autorités pénitentiaires affirmant que le bâtiment était vide, alors qu'en fait environ 34 conspirateurs présumés y étaient incarcérés.
D'autres prisonniers ont probablement détenus dans la province de Katanga, au sud-est du pays," a indiqué le communiqué.
Le 30 août est généralement commémoré comme la Journée internationale des disparus, une tradition lancée par l'ONG latino-américaine FEDEFAM (Federacion Latinoamericana de Asociaciones de Familiares de Detenidos-Desaparecidos), et est aujourd'hui célébrée dans le monde entier. Le Groupe de travail de l'ONU sur les disparitions forcées ou involontaires enregistre actuellement 45 998 cas de 'disparition' non résolus. Selon Amnesty, une 'disparition' a lieu "chaque fois qu'il est raisonnable de croire qu'une personne a été privée de liberté par les autorités ou leurs agents, avec l'autorisation, le soutien ou le consentement de l'Etat, et que
les autorités démentent que la victime est entre leurs mains, dissimulant ainsi le sort de la victime et l'endroit où elle se trouve, mettant ainsi la personne hors de protection de la loi."
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