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Le gouvernement doit rendre compte des "disparus" - Amnesty

Pour commémorer la Journée internationale des disparus, l'ONG pour la défense des droits de l'homme, Amnesty International, a exhorté lundi les gouvernements à "prendre toutes les mesures nécessaires pour rendre compte de tous les cas" de personnes 'disparues' dans leurs pays "en menant des enquêtes indépendantes et impartiales, dans le but de traduire en justice tous les responsables". Selon un communiqué d'Amnesty, au cours des dernières années, en Afrique et dans d'autres parties du monde, de nombreuses personnes ont 'disparu' après avoir été interpellées chez elles, sur leurs lieux de travail ou ailleurs par des membres des forces de police, qui ont plus tard nié savoir où elles se trouvaient. "Non seulement leur 'disparition' est une
violation de tous les droits personnels des victimes, mais elle soumet aussi leurs familles à des souffrances atroces qui équivalent à la torture," a communiqué Amnesty, soulignant que les 'disparitions' constituent un délit permanent tant que le sort et l'endroit où se trouvent les victimes n'ont pas été déterminés.

Bien que les 'disparitions' soient souvent associées aux régimes militaires, elles ne leur sont pas exclusives, a souligné Amnesty, qui reçoit toujours des dossiers de possibles 'disparitions' de pays d'Afrique, notamment en RDC. Amnesty a cité le fait qu'au moins 140 conspirateurs présumés de coups d'Etat arrêtés il y a plus d'un an en RDC ont 'disparu'. "Tout d'abord, le
gouvernement a démenti les arrestations. Plus tard, il a caché l'endroit où se trouvaient les prévenus. En novembre 2000, des émissaires d'Amnesty se sont vu refuser l'accès à un groupe de cellules de la prison centrale de Kinshasa, les autorités pénitentiaires affirmant que le bâtiment était vide, alors qu'en fait environ 34 conspirateurs présumés y étaient incarcérés.
D'autres prisonniers ont probablement détenus dans la province de Katanga, au sud-est du pays," a indiqué le communiqué.

Le 30 août est généralement commémoré comme la Journée internationale des disparus, une tradition lancée par l'ONG latino-américaine FEDEFAM (Federacion Latinoamericana de Asociaciones de Familiares de Detenidos-Desaparecidos), et est aujourd'hui célébrée dans le monde entier. Le Groupe de travail de l'ONU sur les disparitions forcées ou involontaires enregistre actuellement 45 998 cas de 'disparition' non résolus. Selon Amnesty, une 'disparition' a lieu "chaque fois qu'il est raisonnable de croire qu'une personne a été privée de liberté par les autorités ou leurs agents, avec l'autorisation, le soutien ou le consentement de l'Etat, et que
les autorités démentent que la victime est entre leurs mains, dissimulant ainsi le sort de la victime et l'endroit où elle se trouve, mettant ainsi la personne hors de protection de la loi."



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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