vendredi par le fait que la poursuite du conflit dans le pays pourrait faire
obstacle à une campagne nationale d'immunisation contre la polio prévue ce
mois-ci, d'après un communiqué publié conjointement entre les différentes
agences onusiennes. Ces dernières appellent toutes les parties au conflit du
Burundi à observer des " Journées de tranquillité " afin que les équipes de
vaccination puissent bénéficier d'un accès sécurisé à plus d'un million
d'enfants sur l'ensemble du pays. Le coordinateur humanitaire de l'ONU, les
directeurs des bureaux de l'UNICEF et de l'OMS au Burundi, ont prié
instamment toutes les parties de garantir un passage sûr à tous les
travailleurs sanitaires, au cours des deux prochaines séries de Journées
nationales d'immunisation prévues du 20 au 24 août et du 24 au 28 septembre.
Ils ont indiqué que les combats au Burundi limitent l'accès humanitaire aux
populations les plus vulnérables, se soldant par des morts parmi les enfants
qui pourraient être évitées.
Au cours de cette campagne de 10 jours, 1 285 882 enfants âgés de 0 à 59
mois recevront le vaccin oral contre la polio. Les enfants âgés de 6 à 59
mois recevront une supplémentation en vitamine A. Les directeurs des trois
agences ont déclaré que des journées de tranquillité avaient déjà été
observées dans grand nombre d'autres pays en conflit. Ils ont fait état
notamment des récentes campagnes d'immunisation effectuées dans plusieurs
pays d'Afrique centrale, y compris la RDC voisine, qui ont permis de
vacciner plus de 15 millions d'enfants. Ils ont précisé que ces mesures sont
les seuls moyens pour le Burundi d'obtenir une certification de
l'éradication de la polio, subordonnée à l'éradication du poliovirus sauvage
dans les pays voisins.
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