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Report du procès des gendarmes

Le procès de huit gendarmes accusés d'implication dans les massacres de civils pendant les violences post-électorales de l'an dernier s'est ouvert ce mardi à Abidjan, mais a été reporté jusqu'au 31 juillet.

Plus de cent manifestants du "Collectif des victimes en Côte d'Ivoire" ont observé un sit-in devant la Caserne de gendarmerie d'Agban, ou se déroulait le procès. Les manifestants, qui réclamaient la comparution devant le tribunal d'hommes politiques et de hauts fonctionnaires de l'armée, ont été dispersés par la police, ont rapporté les organes d'information.

Les huit gendarmes sont jugés pour des atrocités, comme le massacre de 57 jeunes dont les corps furent découverts dans une forêt à Yopoungon, un faubourg d'Abidjan, peu après les élections présidentielles d'octobre.
Des affrontements entre les sympathisants de groupes politiques rivaux et les forces de l'ordre s'étaient produits quelques jours après la victoire du président Laurent Gbagbo face au dirigeant militaire, le général Robert Gueï.

La Cour constitutionnelle avait invalidé la candidature de plusieurs figures de l'opposition, notamment Alassane Ouattara, chef de file du Rassemblement des républicains (RDR). Le RDR jouit d'un grand appui dans le nord de la Côte d'Ivoire.

Les sympathisants du RDR affirment que de nombreux morts sont originaires du nord tués par les gendarmes pour avoir manifesté contre l'exclusion de leurs candidats.

Une Commission d'enquête internationale, mise sur pied par les Nations Unies, a constaté que des membres de la gendarmerie étaient responsables des massacres de civils à Yopougon. La commission avait également affirmé, dans un rapport paru vendredi, que des membres de l'armée étaient responsables de la mort des civils durant les manifestations contre la tentative du général Gueï de s'autoproclamer vainqueur à l'issue des élections présidentielles d'octobre.

La commission a vivement invité le gouvernement de la Côte d'Ivoire à renforcer son combat contre l'impunité et à prendre les mesures nécessaires pour faire comparaître devant la justice les personnes responsables de violations graves des droits de l'homme. Le rapport a été transmis au gouvernement ivoirien, qui a répliqué qu'il allait faire cas de ses recommandations, a indiqué l'ONU vendredi.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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