« Nous avons eu très peu de pluies durant la période du Gu [la saison de pluies longues allant d’avril à juin] et les pluies de Dayr [allant d’octobre à décembre] ne sont pas venues du tout, ce qui a empiré une situation déjà très mauvaise », a dit à IRIN Abdullahi Mahamud Nur, un ancien, le 8 décembre.
M. Nur a dit qu’au moins 5 000 familles (30 000 personnes) dans 13 villages au nord-est et au sud-est de la capitale régionale, Galkayo, avaient besoin d’une aide immédiate.
Galkayo se situe à 700 kilomètres au nord de Mogadiscio.
La plupart des gens comptent sur le bétail [pour vivre], mais les faibles chutes de pluie les forcent à se battre pour joindre les deux bouts, a ajouté M. Nur. Il a dit que les plus durement touchés étaient des villages dans les régions de Towfiq, Eil Dhanane, Dhinowda et Afbarwaqo.
« J’ai vu de mes propres yeux des chèvres et des moutons et des bovins agonisant ; ceux qui restent du cheptel sont si faible qu’ils ne peuvent aller nulle part pour de l’eau », a dit M. Nur. « Ils ne peuvent pas être vendus et ils sont inutilisables pour du lait ou de la viande ».
Il a dit qu’il était prêt à accompagner toute agence dans cette zone et il a demandé aux agences d’accroître leurs activités.
La situation a aussi forcé certains nomades à se rendre dans les villes, selon M. Nur. « Ils y en a qui sont déjà arrivés à Galkayo ».
Abdiaziz Aw Yusuf, également connu comme Harin, un ancien commissaire du district de Jariiban dans la région de Mudug – la grande ville la plus proche de la zone concernée – a dit que les villages les plus touchés étaient proches de la côte.
« Ils n’ont eu aucune pluie et ils n’ont pas de barkads [bassin de rétention d’eau] », a-t-il dit. « Le premier besoin, c’est l’eau et ensuite la nourriture. Beaucoup de gens qui n’ont pas encore perdu leurs animaux les perdront s’ils ne reçoivent pas d’eau bientôt ».
Harin a dit que la zone habitée par les clans Dir et Sheikhal se trouvait entre les deux principaux clans dans la région, les Habar Gedir et les Majerteen, et étaient souvent ignorés.
Comme dans la majorité de la Somalie centrale, la région n’a pas connu de précipitations durant la dernière saison des pluies et les points d’eau et puits de forage ont séchés, ou ce qu’il y reste d’eau n’est potable ni pour les gens ni pour le bétail, a dit Mustafa Abdulaziz, de l’ONG locale Homboboro Relief and Rehabilitation Organization.
« Nous prévoyons de transporter de l’eau par camion dans certains des villages les plus durement touchés comme Towfiq, mais l’ampleur des besoins est bien plus grande que ce que nous pouvons livrer », a-t-il dit.
Selon les Nations Unies, on estime à deux millions le nombre de Somaliens qui ont besoin d’une assistance humanitaire.
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