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Des programmes de prévention taillés sur mesure - ONUSIDA

A red ribbon, the symbol for the global fight against HIV/AIDS
(Glenna Gordon/IRIN)

Tandis que la crise financière mondiale fait planer la menace d’une réduction des financements pour la lutte contre le sida, les pays doivent commencer à envisager l’affectation de leurs budgets sida de manière plus stratégique.



« Si les subventions sont remises en question, comment les programmes de traitement vont-ils pouvoir absorber la demande croissante en thérapies antirétrovirales ? », peut-on lire dans un rapport, intitulé AIDS Outlook/09 (Perspectives sida), publié par l’ONUSIDA à la veille de la Journée mondiale du sida, le 1er décembre.



Ce rapport a été conçu pour aider les décideurs à élaborer ou à revoir leurs plans nationaux de lutte contre le sida de façon à tirer le meilleur parti des fonds accordés par les bailleurs.



Le rapport aborde certains progrès considérables, réalisés depuis la première Journée mondiale du sida, il y a 20 ans, en particulier dans le domaine des traitements, mais rappelle également que lorsque deux personnes commencent à prendre des médicaments antirétroviraux (ARV), cinq autres contractent l’infection.



Les auteurs suggèrent que les pays devraient mieux cerner la dynamique propre à leur épidémie, et évoquent les connaissances acquises grâce aux études sur les modes de transmission du virus, menées récemment dans 11 pays d’Afrique subsaharienne.



En identifiant les groupes de population dans lesquels les nouveaux cas d’infection au VIH se sont produits au cours de la dernière année, les chercheurs ont en effet pu déterminer les groupes qui bénéficieraient le plus de mesures de prévention ciblées.



Jusqu’alors, les campagnes de prévention du VIH reposaient souvent sur l’hypothèse que les jeunes gens célibataires ayant des rapports sexuels occasionnels étaient les plus exposés au risque de contracter le VIH.



Or, à la suite d’une analyse des données recueillies en Ouganda, il a été découvert que 43 pour cent des nouvelles infections se déclaraient au sein de couples sérodiscordants (dont un membre est séropositif et l’autre est séronégatif). En outre, 44 pour cent des infections se déclarent chez les personnes qui ont de multiples partenaires sexuels en plus de leur partenaire habituel.



L’Ouganda devrait donc consacrer ses fonds pour la lutte contre le sida à des campagnes de prévention ciblées sur les personnes mariées ou investies dans des relations durables.



Selon deux études semblables, menées au Kenya, bien que la plupart des nouvelles infections se déclarent à la suite de rapports sexuels occasionnels ou au sein des couples sérodiscordants, un nombre significatif d’entre elles concernent également les consommateurs de drogue injectable et les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes – des groupes largement ignorés dans le cadre des interventions VIH.



« Je suis soucieux non seulement d’assurer que nous menions de bonnes études, mais aussi que ces études servent », a déclaré Peter Piot, le directeur exécutif sortant du Programme commun des Nations Unies sur le sida, ONUSIDA.



Dans cinq pays d’Afrique où des études ont été menées sur les modes de transmission du virus, des comités de pilotage composés de représentants de divers secteurs publics et non-gouvernementaux ont été formés pour en étudier les résultats et prendre les mesures nécessaires.



« Grâce à ces informations, nous avons affiné notre stratégie de communication et de changement des comportements, ainsi que la programmation future de nos interventions dans le domaine de la prévention », s’est félicité Keketso Sefeane, directeur de la Commission nationale de lutte contre le sida du Lesotho.



Le rapport de l’ONUSIDA recommande également aux pays de ne pas tabler sur une approche « miracle » unique pour réduire le nombre d’infections au VIH, mais au contraire de promouvoir autant d’outils de prévention différents que possible.



Selon l’ONUSIDA, la stratégie de prévention « combinée », présentée dans une série d’articles publiés dans le journal médical The Lancet en août, consiste à « choisir le juste mélange de mesures et de tactiques comportementales, biomédicales et structurelles de prévention contre le VIH, de façon à ce qu’il soit adapté à votre épidémie et aux besoins des [groupes] les plus à risque ».



Pour M. Piot, les financements pour la lutte contre le sida doivent continuer d’augmenter malgré la crise financière mondiale ; il a d’ailleurs noté que les niveaux de financement actuels avaient déjà permis d’assurer un « bon retour sur investissement », au vu du nombre de vies qu’ils ont permis de sauver.



« Si les fonds diminuent, le retour sur investissement sera nettement moins bon », a fait remarquer M. Piot, qui quittera son poste à la fin de l’année. « Si l’on remet les mesures à plus tard, la note n’en sera que plus salée par la suite ».



Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, a nommé Michel Sidibé au poste de directeur exécutif de l’ONUSIDA, à compter de 2009. M. Sidibé est actuellement directeur exécutif adjoint des programmes de l’ONUSIDA et sous-secrétaire général des Nations Unies.



ks/he/nh/ail


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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