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Le gouvernement réaffecte les fonds prévus pour la lutte contre la faim

Les dix millions de dollars américains prévus initialement pour faire face à la pénurie alimentaire dans les provinces Nord et Est du Burundi serviront à financer d’autres secteurs prioritaires, ont indiqué mardi les autorités burundaises.

« La situation alimentaire s’est améliorée, puisque que les paysans ont commencé à récolter les cultures de la saison agricole en cours », a déclaré Pierre-Claver Rurakamvye, le secrétaire permanent de la Commission nationale pour la Coordination de l’aide. « Nous allons donner la priorité aux secteurs de la santé et de l’éducation ».

En février, le président Pierre Nkurunziza avait déclaré l’état de famine dans les provinces Nord de Kirundo et Muyinga et les provinces Est de Rutana, Ruyigi et Rutana. Il avait également demandé aux fonctionnaires, aux hommes d’affaires et à la société civile dans son ensemble d’apporter une contribution financière au fonds de lutte contre la faim.

Outre l’aide versée par les autorités burundaises, le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies a distribué 40 000 tonnes de vivres dans ces provinces, a affirmé Guillaume Foliot, chargé de programme à la représentation du PAM au Burundi.

« La plus forte demande a été enregistrée au mois de mai lorsque 9 000 tonnes de vivres ont été distribuées à 900 000 personnes, ce qui représente dix pour cent de la population du pays », a précisé M. Foliot. Au cours des six derniers mois, le PAM, a dépensé au moins 25 millions de dollars pour l’achat et la distribution de vivres, a-t-il ajouté.

A en croire Gérard Madodo, représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), certains mécanismes ont été mis en place pour contrer les effets de la pénurie alimentaire par la distribution de céréales à quelque 450 000 ménages dans la région nord de Bugesera et les plaines d’Imbo et de Moso.

Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur le pays entre mi-avril et mi-mai ont détruit les plants d’haricots, mais les « dégâts causés n’ont rien de comparables à ceux de l’année dernière ».

« Les ignames, pommes de terre, patates et plantations de bananes n’ont pas été trop touchés par ces pluies », a ajouté M. Madodo.

A la conférence des bailleurs qui s’est tenue à Bujumbura le 28 février 2006, les donateurs se sont engagés à débloquer 170 millions de dollars pour le financement du programme d’urgence 2006.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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