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Kabila s'engage à apporter une amélioration des conditions de vie

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a déclaré en fin de semaine qu'il s'attacherait cette année à améliorer les conditions de vie après une première année de présidence consacrée au retour
de la paix.

" Je saisis cette occasion aujourd'hui pour réaffirmer aux Congolais et à
chacun d'entre vous ... prospérité, santé et longévité pour l'année qui
commence, " a déclaré M. Kabila dans un discours à la nation diffusé le 26
janvier. " Le gouvernement ne continuera pas de tolérer les mauvaises
conditions de vie de notre population, " a-t-il ajouté.

Le président congolais a également garanti que les armées étrangères
soutenant les rebelles opposés à son gouvernement seraient forcées de se
retirer du Congo "qu'elles le souhaitent ou pas".

"Le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi prétendent qu'ils occupent la
République démocratique du Congo pour se défendre contre les groupes armés
qu'ils qualifient de " 'forces négatives' ," a indiqué M. Kabila. "Mais leurs troupes ne sont pas des forces positives aux yeux des Congolais."

M. Kabila, cité par l'agence Associated Press (AP), a affirmé que son gouvernement ne soutenait pas les extrémistes hutus de l'Interahamwe
rwandaise opérant dans l'est du pays. " Le Congo ne soutient pas les groupes armés mais des soupçons pernicieux persistent, " a-t-il ajouté. Il a invité les Nations Unies à dépêcher une commission internationale en RDC chargée de
vérifier le statut des différents groupes armés.

Le président Joseph Kabila a été assermenté le 26 janvier 2001, neuf jours après avoir été désigné pour succéder à son père, Laurent-Désiré Kabila, assassiné le 16 janvier 2001.

Les orientations du jeune président " paraissant favorable à la réconciliation, sa capacité de changer de stratégies " et son recul par
rapport à l'attitude obstinée et combative de son père l'ont fait apprécier de la communauté internationale qui voit en lui un président engagé à restaurer la paix dans son pays, a expliqué récemment à IRIN une analyste sur les questions de la RDC, Hannelie De Beers.

" Il est parvenu à avoir une influence positive sur la communauté
internationale et également sur le développement de la RDC. Son gouvernement a effectué jusqu'à présent un travail plutôt correct, " a noté Mme De Beers.

M. Kabila n'a pas à ce jour, selon Mme De Beers, construit une base
politique indépendante et il dépend de l'armée du Zimbabwe pour bénéficier
du soutien des populations rurales. " Il aurait dû créer un parti politique
pour gagner un soutien plus fort. La façon dont la situation évolue à
l'heure actuelle laisse à penser que les autres se servent de lui, "
a-t-elle ajouté.

A l'occasion de son discours d'investiture l'an dernier, M. Kabila s'est engagé à respecter la " constitutionnalité " du pays, à garantir son indépendance, à unir son peuple et à défendre ses frontières. Il a, par ailleurs, appelé à un " retrait immédiat et inconditionnel " des troupes du Rwanda, du Burundi et de l'Ouganda ". Il a déclaré que son gouvernemen choisirait une politique favorisant le dialogue et la réconciliation avec ses ennemis.

M. Kabila a également confirmé qu'il coopèrerait directement avec la Mission
de l'ONU en RDC (MONUC), autoriserait le libre mouvement des organisations
humanitaires et permettrait au médiateur du dialogue intercongolais,
Ketumile Masire, d'organiser le dialogue. Il a également levé l'interdiction sur les partis politiques et s'est engagé à tenir des "élections libres et transparentes" une fois que la paix et l'intégrité territoriale du pays
seraient rétablies.

"Mais il est difficile de savoir s'il se montrera prêt à abandonner le
pouvoir lorsque le moment viendra," a souligné Mme De Beers.

Le président congolais a effectué de nombreux voyages dans les pays
africains ainsi qu'en Europe et aux Etats-Unis, dans le but de renforcer sa
crédibilité et d'obtenir le soutien de la communauté internationale pour ses
efforts visant à restaurer la paix dans la région des Grands Lacs. Selon Mme
De Beers, Joseph Kabila a réussi, dans une certaine mesure, à restaurer la
confiance des investisseurs. " Mais la communauté internationale doit
maintenir la pression sur lui tant que le processus de paix n'est pas
terminé, " a-t-elle observé.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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