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Zouhal Iead, 17 ans, a fui le raid aérien qui a frappé son village de Bouk, situé dans l’État du Nil Bleu au Soudan, après le début des combats entre les Forces armées du Soudan (SAF) et le Mouvement de libération du peuple soudanais - Nord (MLPS-Nord). IRIN a rencontré Iead à l’hôpital de Kurmuk, où elle a récemment été soignée après avoir été blessée par des éclats d’obus. L’hôpital se trouve dans la ville de Kurmuk, à proximité de la frontière éthiopienne et à 90 km de Bouk.
« Il y a un mois, un [avion] Antonov est arrivé et nous a bombardé. Maintenant, ça va mieux, car les soldats sont venus et nous ont emmenés à l’hôpital. Mon mari est commandant ici.
« Ce jour-là, l’Antonov est passé trois fois – deux fois le matin et puis au coucher du soleil. Nous nous sommes enfuis de la maison pour nous cacher dans les montagnes. Nous avions tellement peur que l’avion revienne et nous tue tous, mais personne n’a été tué.
« J’ai très peur des bombes, donc je vais passer la nuit en Éthiopie et je reviens tous les jours à Kurmuk pour obtenir de la nourriture pour les enfants.
« Mon mari n’est pas ici. Il est sur le front. Il m’a dit d’aller en Éthiopie avec les enfants. Il m’a dit d’aller dans un camp, mais il y a beaucoup de réfugiés là-bas et c’est trop loin, donc je m’installe à dix minutes du village, de l’autre côté de la frontière, pour dormir.
« La nuit, je rêve que l’Antonov va bombarder mon mari. Parfois, je rêve qu’il va venir ici et me trouver. Mon bébé a seulement 18 mois ».
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This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions