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Nouvelles directives après le rappel d’un test VIH défectueux

HIV test kits;  VCT counselor; clinical officer; community outreach; For generic use
(Wendy Stone/IRIN)

Le gouvernement kenyan a changé son algorithme de diagnostic du VIH, suite au retrait d’une marque de test de dépistage VIH couramment utilisée, en réponse à l’alerte de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).



En novembre, l’OMS a retiré, avec effet immédiat, le kit de dépistage rapide de VIH Standard Diagnostics Bioline® HIV 1/2 3.0 de sa liste de tests rapides homologués. L’alerte a été lancée après l’échec de Bioline aux tests d’assurance qualité.



Le gouvernement kenyan estime qu’un million de kits étaient en circulation au moment du retrait, soit environ un dixième de tous les kits VIH disponibles dans le pays.



« Nous avons répondu à l’alerte de l’Organisation mondiale de la Santé et avons donc donné l’ordre à tous les établissements médicaux et tous les centres bénévoles de conseil et de diagnostic de cesser d’utiliser ce kit, » a indiqué Shahnaz Sharif, Directeur de la santé publique au ministère de la Santé publique et de l’Assainissement du Kenya.



Nouvelles directives



Bioline, qui est fabriqué en Corée du Sud, était utilisé comme test de confirmation, la deuxième étape du dépistage standard du VIH qui consiste en trois tests : un test de dépistage initial, un test de confirmation et en cas de résultat discordant, un test discriminant.



Suite au retrait, Unigold, la marque habituellement utilisée au Kenya comme test discriminant, remplace désormais le Bioline comme test de confirmation, et le titrage immuno-enzymatique (méthode ELISA) - qui nécessite l’envoi à un laboratoire d’un test sanguin et demande nettement plus de temps que les tests rapides – devient le test discriminant. La marque connue sous le nom de Determine garde sa place comme test de dépistage initial.



« Nous avons déjà engagé un organisme de gestion de chaîne d’approvisionnement pour aider à la collecte des kits Bioline dans les centres médicaux de tout le pays et pour le remplacer en même temps par le kit Unigold ; cette société dispose de la base de données de tous les centres qui ont reçu le kit Bioline défectueux, » a dit Peter Cherutich, directeur adjoint du Programme national de contrôle du SIDA et des infections sexuellement transmissibles.



« Les centres médicaux vont commencer à travailler avec les divers partenaires pour retrouver la trace des gens qui ont pu être testés avec le kit défectueux, de façon à ce que ceux-ci puissent venir refaire les tests, » a indiqué Jackson Kioko, directeur de la santé publique et de l’assainissement de la province de Nyanza au Kenya. C’est dans cette province que les niveaux de prévalence du VIH sont les plus élevés du pays : 14,8 pour cent, contre une moyenne nationale de 7,4 pour cent.

Inquiétudes



Toutefois, les travailleurs sanitaires s’inquiètent de ce que l’utilisation du dosage ELISA risque de décourager les personnes déjà nerveuses de devoir se soumettre au test. « Sauf dans le cas des tests sur les bébés, les résultats des tests VIH ont toujours été instantanés et c’est ce qu’il y avait de bien. S’il faut attendre le résultat en cas d’incertitude, cela pourrait être extrêmement angoissant pour certains, » a dit Julie Nasirembe, infirmière dans un centre de santé de Nairobi.



On peut craindre également l’impact qu’aura le retrait sur la confiance du public dans le dépistage du VIH, surtout en ce moment où le pays réclame l’accès universel au dépistage et au conseil VIH.



« Nous ne savons pas dans quelle mesure ce kit Bioline a été utilisé, mais c’est sûr que cela ébranle la confiance, non seulement dans les centres de santé mais aussi ta confiance en toi, parce que même si ton test est négatif, tu ne peux pas être certain que c’est vraiment le cas, » a déclaré Dan Mutisya, un habitant de Nairobi, la capitale du Kenya.



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This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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