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La commémoration du tsunami met en lumière les insuffisances du système d’alerte précoce

More than 30,000 Sri Lankans lost their lives in the Indian Ocean tsunami of 26 December 2004 that struck 13 countries and left more than 200,000 dead across the region Amantha Perera/IRIN
Sept ans après le tsunami dévastateur qui a frappé le Sri Lanka, les responsables indiquent qu’il reste encore beaucoup à faire pour mettre en place un système d’alerte précoce efficace.

Plus de 30 000 Sri Lankais ont péri lors du tsunami de l’océan Indien du 26 décembre 2004 qui a touché 13 pays et fait plus de 200 000 morts dans la région.

« Il faut améliorer la communication entre les agences », a dit à IRIN Pradeep Kodippili, directeur-adjoint du Centre de gestion des catastrophes (DMC) du gouvernement et spécialisé dans l’alerte précoce, à Colombo, la capitale du pays.

Après le tsunami de 2004, le Sri Lanka a voté la Loi de 2005 sur la gestion des catastrophes naturelles, qui établit le DMC et prévoit la création de systèmes de surveillance et d’alerte précoce.

Aux termes de cette loi, le DMC est chargé d’informer la population des alertes précoces émises par les agences gouvernementale, comme le Département de météorologie, le Bureau de recherches géologiques et minières et le Département d’irrigation.

« Nous devons tirer les leçons des évènements passés et mettre en place des ajustements. Il y a encore beaucoup de choses à améliorer », a reconnu M. Kodippili.

Cette opinion a été confirmée le 25 novembre, lorsque de fortes précipitations accompagnées de vents soutenus ont frappé la côte sud de l’État insulaire sans que la population soit avertie.

Selon le DMC, au moins 29 personnes ont trouvé la mort et près de 10 000 habitations ont été endommagées ou détruites et des dizaines de milliers de personnes ont été affectées.

Nécessité d’une meilleure coordination

Un rapport récent du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), publié quelques jours seulement après la catastrophe, s’est fait l’écho de la nécessité d’une meilleure coordination entre les agences de l’État.

« Pour l’efficacité du processus, il est primordial que le développement de scénarios, les actions d’alerte précoce et les actions connexes ne soient pas considérés comme des éléments isolés, mais comme faisant partie d’un processus intégré », a indiqué le rapport.

Cependant, selon M. Kodippilli, le DMC n’a reçu aucune alerte de la part du Département de météorologie, qui est chargé d’émettre des alertes en cas de conditions météorologiques difficiles.

La ville de Weligama, située dans le district de Matara au sud du pays, se trouve dans la zone la plus touchée. Quatorze personnes ont trouvé la mort et près d’une dizaine d’autres ont été portées disparues, pour la plupart des pêcheurs partis en mer.

« Nous n’avons reçu aucune alerte », a dit Padmasiri Ediriweera, pêcheur et propriétaire de deux bateaux à Weligama.

Autrefois, la tour de transmission radio du port de pêche local de Kapparathota à Weligama recevait des alertes, particulièrement en cas de cyclones. « Cette fois, il n’y a pas eu de message, alors les gens sont partis en mer et sont morts », a-t-il dit.

Plus tard, un ministre du gouvernement a également reproché au Département de météorologie de ne pas avoir donné l’alerte en temps opportun.

« Ils ont dit que le temps ne serait pas si mauvais », a dit Rajitha Senaratne, ministre de la Pêche et des Ressources aquatiques, au Parlement le 19 décembre, soulignant que la National Aquatic Researches and Resource Development Agency (NARA) avait informé le Département de météorologie du risque de vents violents, mais que le Département n’avait pas agi en conséquence.

M. Senaratne a dit que la NARA et son ministère enverraient désormais les alertes directement aux pêcheurs, sans attendre les alertes du DMC ou du Département de météorologie.

Cela reviendrait toutefois à enfreindre les lois de gestion des catastrophes naturelles adoptées par le pays. Aux termes de la loi de 2005, seul le DMC a compétence pour émettre des alertes.

Insuffisances de capacité

Selon le rapport de l’OCHA, le Département de météorologie n’a pas les capacités techniques suffisantes pour prévoir des conditions météorologiques extrêmes et qui évoluent très rapidement avec précision.

« Le Département de météorologie du Sri Lanka n’a pas la capacité nécessaire pour offrir des prévisions quantitatives des précipitations. Les modèles actuellement utilisés sont considérés par le Département comme n’étant pas entièrement fiables et les informations émises par le Département ne sont pas détaillées ».

Le rapport ajoute toutefois que le Département procède actuellement à l’amélioration de ses capacités grâce à l’installation du Radar doppler bande S qui lui permettrait d’offrir des mises à jour plus détaillées. Le nouveau radar lui donnerait la capacité de détecter la force des vents et les courants d’air ascendants, un phénomène courant au Sri Lanka.

ap/ds/mw-mg/amz

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