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Risques de glissements de terrain après les inondations dans les districts de l’est

The devastation caused by the landslides washed away houses and crops
The landslide in Bududa district in 2010 washed away houses and crops (Ugandan Red Cross Society)

Des milliers de personnes sont menacées par les glissements de terrain après les pluies torrentielles qui se sont abattues sur plusieurs districts de l’est de l’Ouganda, selon le bureau du Premier ministre (OPM) et la Société de la Croix-Rouge ougandaise (URCS).



« Pas [moins] de 10 000 personnes sont menacées dans huit districts des environs du mont Elgon », a dit Martin Owor, le commissaire en charge de la prévention et de la gestion des catastrophes à l’OPM. « Nous rappelons à la population qu’elle doit se déplacer vers des zones plus sûres, car des glissements de terrain se produisent déjà ».



Richard Nataka, le secrétaire-général de l’URCS, a indiqué que huit personnes ont été sérieusement blessées dans les glissements de terrain qui se sont produits la semaine dernière dans le village de Bumwalukani et à Bulucheke dans le district de Bududa.



En mars 2010, des pluies torrentielles ont provoqué des glissements de terrain à Bududa : 300 personnes ont trouvé la mort et des milliers d’autres ont dû quitter leur maison des villages de montagne de Nametsi, Kubehwo et Namangasa. Nombre des personnes touchées ont été relogées dans le district de Kiryandongo, à 300 km au nord-ouest de Bududa, mais certaines se trouvent toujours su place.



En mars, l’Autorité nationale de gestion de l'environnement de l'Ouganda (NEMA) a mis en garde contre l’aggravation des fissures du mont Elgon qui s’étendent sur 40 km, de la rivière Lwakhakha, à la frontière entre le Kenya et l’Ouganda, et qui traversent les districts de Manafwa, Bududa, Mbale, Sironko et Kapchorwa.



M. Owor a indiqué que les districts de Mbale, Manafwa, Sironko et Kapchorwa avaient également été touchés. « Les populations tiennent compte de notre message et se déplacent vers des endroits sûrs », a-t-il dit à IRIN le 15 août. « Un glissement de terrain important s’est produit il y a quelques jours [à Bududa], mais il n’y a pas eu de victimes. Cela montre que le message est compris : quand il pleut, il faut se déplacer ».



L’OPM, qui a pour l’instant distribué 40 millions de tonnes de nourriture dans la région, a encouragé les personnes qui se déplaçaient vers des zones plus sûres à s’installer chez leurs proches afin de ne pas créer des camps.



L’URCS a également mis en garde contre le risque de glissements de terrain dans le district de Kaabong dans la région du Karamoja, au nord-est de l’Ouganda, mais M. Owor a indiqué que le nombre de personnes en danger n’était pas élevé.



« Sept personnes ont trouvé la mort lorsqu’un énorme rocher s’est détaché la semaine dernière », a dit M. Nataka de l’URCS. L’incident s’est produit le 10 août dans le village de Morulem, dans le sous-comté de Kawalakol. Selon l’URCS, trois corps se trouvaient toujours sous les décombres le 12 août, et des milliers de personnes étaient en danger.



« En raison des pluies actuelles, nous sommes confrontés aux défis de l’eau, des installations sanitaires et de l’hygiène, y compris le risque de choléra », a dit M. Nataka à IRIN le 15 août.



La principale source d’eau à usage domestique à Karamoja provient des puits de forage, et les déchets humains posent un problème, selon une étude publiée en mai par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le gouvernement et l’Organisation non gouvernementale (ONG) Action contre la Faim (ACF). Le pourcentage de familles qui se débarrassent de leurs déchets dans la brousse varie de 50,3 pour cent à Kaabong à 95 pour cent à Amudat.



Des routes principales ont également été inondées à Karamoja, une région composée de plusieurs districts, dont ceux de Kaabong, d’Abim, de Kotido, de Nakapiripirit, d’Amudat, de Napak et de Moroto. La semaine dernière, IRIN a été témoin des inondations à Napak, où des voitures ont calé sur un pont laissant leurs occupants dans une situation dangereuse.



Naman Ocero, le président du district d’Abim, a dit à des journalistes locaux que son district avait été isolé en raison des pluies. Selon des sources locales, les routes qui relient les districts de Moroto et de Kotido avaient été fermées après l’effondrement d’un pont à Lopei, tandis que le pont d’Obalanga qui se situe sur la route de Soroti à Kotido avait été emporté par les eaux.



eo/mw-mg/amz



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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