1. Accueil
  2. Afrique
  3. Afrique de l'Est
  4. Somalie

Le ministère rejette l’avertissement d’al-Shabab sur l'éducation

Pupils at HICEP community school in Beledweyne attend their lessons in a makeshift class room. Somalia, 2007. Due to the long-standing civil strife in Somalia, very few children have access to education.
(Liban A. Warsame/IRIN)

En Somalie, le gouvernement et les responsables de l’éducation ont condamné et démenti une déclaration du groupe islamiste al-Shabab mettant en garde les écoles contre les manuels « anti-islamiques » fournis par les Nations Unies et les organisations humanitaires.



« Le gouvernement et les responsables de l’éducation s’assurent que tous les manuels utilisés dans nos écoles respectent notre religion et notre culture. Par conséquent, leur déclaration ne nous concerne pas », a déclaré, le 22 septembre dernier, Ahmed Abdullahi, ministre de l’Education.



Il a estimé que la Somalie avait besoin de toute l’aide qu’elle pourrait recevoir, dans le secteur éducatif comme dans tous les autres secteurs, et « toute aide répondant aux besoins [du pays] sera la bienvenue ».



L’Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) a été pointée du doigt par le porte-parole d’al-Shabab, le 20 septembre dernier.



Cependant, l’UNESCO en Somalie a déclaré à IRIN, par mail : « Les quatre piliers du mandat de l’UNESCO sont l’éducation, la science, la culture et la communication. La religion fait partie de la culture. Il est donc étonnant de lire que notre organisation pourrait promouvoir des références à des ‘sujets anti-islamiques’ dans les manuels scolaires ».



L’organisation a en outre précisé que « les manuels disponibles, qui sont en nombre très limité, ne sont pas des manuels des Nations Unies, mais des manuels produit par les autorités somaliennes de l’éducation, avec l’aide de leurs partenaires nationaux et internationaux, dans le but de fournir au pays le matériel nécessaire pour maintenir un minimum de services éducatifs de base ».


200905191346520343.jpg

Hassan Mahamud Ahmed/IRIN
Members of the militant Al-shabab in southern Somalia
http://www.irinnews.org/photo.aspx
Lundi, mai 18, 2009
Donor caution alarms aid workers
Members of the militant Al-shabab in southern Somalia


Photo: Hassan Mahamud Ahmed/IRIN
Des
membres d’al-Shabab (photo d’archives). Ahmed Abdullahi, ministre de
l’Education, a accusé le groupe d’aller à l’encontre des intérêts du
peuple somalien, et particulièrement des enfants

Empêcher les enfants de progresser



M. Abdullahi a accusé al-Shabab d’aller à l’encontre des intérêts du peuple somalien, et en particulier des enfants.



« Ce dont les enfants somaliens ont le plus besoin, c’est de paix. Or c’est [al-Shabab] qui provoque les violences qui affectent nos enfants », a-t-il déclaré.



Le ministère a appelé al-Shabab à s’engager dans un dialogue pacifique, et à mettre fin aux violences.



Une source de la société civile a dit à IRIN, sous couvert d’anonymat, qu’al-Shabab essayait de se faire une place dans le secteur de l’éducation. « Ils ne sont pas beaucoup impliqués dans l’éducation, et je crois que c’est leur manière de dire : ‘à présent, il va falloir compter avec nous’ ».



D’après lui, les écoles somaliennes peinent déjà à dispenser un minimum d’enseignement et « si [al-Shabab] parvenait à ses fins, cela anéantirait le peu d’éducation que reçoivent [les] enfants ».



Après la chute du gouvernement central de Somalie en 1991, les écoles et les universités ont été détruites lors des combats entre milices qui ont déchiré la capitale. Cependant, des écoles privées ont progressivement été rétablies au cours de ces dernières années.



Une paix rare



Entre temps, Mogadiscio, la capitale somalienne, a joui d’un jour de calme exceptionnel, sans violence, le 22 septembre – un jour après la fin du Ramadan.



« Pour la première fois depuis longtemps, nous avons connu un jour très calme, sans le moindre bruit de coup de feu », a raconté Hassan Mahamud, journaliste local.



Cependant, on ressent nettement que la population somalienne craint une reprise des violences, « à un rythme beaucoup plus fréquent », a-t-il observé.



Les premières pluies Deyr sont tombées sur la ville. « Les pluies ont été les bienvenues, mais elles soulèvent également des inquiétudes quant à leurs effets sur les populations vivant en extérieur », a-t-il ajouté.



ah/mw/il/ail


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article
Participez à la discussion

Hundreds of thousands of readers trust The New Humanitarian each month for quality journalism that contributes to more effective, accountable, and inclusive ways to improve the lives of people affected by crises.

Our award-winning stories inform policymakers and humanitarians, demand accountability and transparency from those meant to help people in need, and provide a platform for conversation and discussion with and among affected and marginalised people.

We’re able to continue doing this thanks to the support of our donors and readers like you who believe in the power of independent journalism. These contributions help keep our journalism free and accessible to all.

Show your support as we build the future of news media by becoming a member of The New Humanitarian. 

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join