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Quand la qualité des préservatifs laisse à désirer

Condom - for generic use
This is not the first time government health centres have run out of condoms (MedAPT/Flickr)

Etre confronté à une rupture de préservatif en plein acte sexuel n’est déjà pas très plaisant, mais l’idée que des millions de préservatifs puissent présenter des défauts avant même d’avoir été déballés peut devenir source de cauchemars.



D’énormes quantités de préservatifs sont importées en Afrique dans le cadre des campagnes nationales de prévention du VIH, mais au fil des ans, plusieurs marques se sont révélées défectueuses, faisant obstacle aux efforts de prévention et soulignant la nécessité d’un meilleur contrôle qualité.



AFRIQUE DU SUD – En 2007, le ministère de la Santé a rappelé 20 millions de préservatifs gouvernementaux après que des articles de presse eurent affirmé que Sphiwe Fikizolo, chargé des contrôles auprès du South African bureau of standards, un organisme responsable de la vérification de la qualité des préservatifs produits sur le marché local, avait accepté de l’argent du fabricant en échange de la certification de préservatifs défectueux.



Le gouvernement a alors entrepris une campagne publique de sensibilisation afin de rétablir la confiance des populations dans la marque concernée, mais des experts ont estimé que ce scandale avait retardé la campagne nationale de prévention du VIH.



KENYA – Le gouvernement a dit qu’il testait toutes les marques de préservatifs importés ; des responsables ont affirmé que 75 pour cent des préservatifs utilisés au Kenya étaient des marques gouvernementales et satisfaisaient aux normes de qualité définies par l’Organisation mondiale de la santé.
















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OUGANDA
– En 2004, des utilisateurs se sont plaints qu’une marque de préservatifs subventionnée par le gouvernement et largement utilisée dans le pays, ‘Engabu’ (‘bouclier’, dans certaines langues locales), avait une « mauvaise odeur ». L’Autorité nationale des médicaments a effectué des tests de contrôle qui ont montré que les préservatifs ne répondaient pas aux normes de sécurité, et a rappelé les produits, provoquant un scandale national et une rupture d’approvisionnement en préservatifs.



Tous les préservatifs importés en Ouganda sont, depuis, soumis obligatoirement à des tests de qualité avant et après acheminement. Bien que le gouvernement ait relancé la marque ‘Engabu’ en 2006, l’initiative a été accueillie avec scepticisme et en 2007, la centrale nationale médicale a annoncé que 40 millions de préservatifs allaient probablement arriver à date de péremption dans les entrepôts en raison de la faible demande.



TANZANIE – En mai 2002, le gouvernement a immobilisé une cargaison de 10 millions de préservatifs importés par le Fonds des Nations Unies pour la population et destinés à être distribués gratuitement sur tout le territoire, après qu’un laboratoire américain eut confirmé avoir découvert des défauts au sein d’échantillons soumis à des tests.



ZAMBIE – En août 2009, le Zambia bureau of standards a mis un terme à la vente de deux marques de préservatifs – Hot et Evolution – après qu’ils eurent échoué aux contrôles électroniques destinés à s’assurer qu’ils ne comportaient pas d’anfractuosités.



kr/he/ail


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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