Ige a été abattu par des hommes armés qui avaient fait irruption dans sa chambre à coucher à Ibadan le 23 décembre. A l'époque, le meurtre a été lié à une querelle politique à Osun, l'Etat dont il est originaire, entre le gouverneur Bisi Akande et son adjoint, Iyiola Omisore.
Les personnes inculpées sont Alani Omisore, un cousin de l'adjoint du gouverneur de l'Etat d'Osun, qui appartient à un camp politique rival de celui du gouverneur et du défunt Ige. Cependant, le juge qui préside le tribunal a différé à mercredi l'audience de recours des accusés pour des raisons d'ordre technique.
Les incidents de violence politique et les meurtres se sont multipliés dans le pays le plus peuplé d'Afrique (120 millions d'habitants) à la veille des élections générales cruciales prévues l'an prochain. Il s'agit du premier scrutin au Nigeria depuis que les élections de 1999 ont mis fin à plus de quinze années de régime militaire.
L'appréhension est à son comble car, dans l'histoire du pays, aucun gouvernement élu n'a jamais réussi à passer le relais à un autre gouvernement. Dans les années 1960 et 1980, la violence électorale a servi de prétexte à l'armée pour chasser des gouvernements civils du pouvoir.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions