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Obasanjo nie avoir violé la constitution

Le président Olusegun Obasanjo s'est défendu mercredi contre les allégations l'accusant d'avoir violé 17 dispositions de la constitution nigériane, pour lesquels il risque une mise en examen.

"Tout ce que j'ai fait, je l'ai fait dans le meilleur intérêt de notre grand pays. Je n'ai pas délibérément violé la loi ou la constitution », a déclaré M. Obasanjo dans une réponse écrite aux dix membres du comité du Parti populaire démocratique (PDP), au pouvoir, chargés de la médiation dans l'impasse entre le chef de l'Etat et la législature.

Dans un communiqué remis à la presse, le président a récusé, point par point, tous les 17 chefs d'accusation prononcés à son encontre par la Chambre des représentants.

Le 13 août, la chambre basse du parlement avait donné à M.Obasanjo un ultimatum de deux semaines pour démissionner, faute de quoi, il sera mis en examen. Elle l'accusait d'avoir accumulé des atteintes à la constitution nigériane depuis qu'il a pris ses fonctions en 1999.

La chambre haute du parlement, le Sénat, a apporté son soutien à la Chambre des représentants dans cette démarche.

Cependant, à la suite d'une intervention de la direction du PDP au pouvoir, qui dispose d'une majorité écrasante au parlement, la Chambre des représentants a dressé une liste de 17 violations présumées de la constitution et a demandé que le président s'explique sur ces points dans les dix prochains jours par le biais du comité du parti.

Le président du Comité parlementaire chargé de l'Information, Farouk Lawan, a déclaré à des journalistes mercredi que 200 des 360 membres de la chambre basse avaient déjà signé pour communiquer au président une notification de mise en examen.

Le dernier bras de fer entre les branches exécutive et législative marque un tournant critique dans les querelles persistantes depuis la victoire de M. Obasanjo aux élections de 1999, qui avait mis fin à plus de quinze ans de régime militaire dans le pays le plus peuplé d'Afrique.

Les derniers incidents rendent encore plus difficiles les préparatifs, d'ores et déjà chaotiques et violents, en vue des élections générales prévues l'année prochaine, ce qui fait craindre que la situation devienne incontrôlable ou qu'elle fournisse un prétexte pour une intervention militaire.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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