1. Accueil
  2. West Africa
  3. Nigeria
  • News

Les élections locales reportées au 10 août

La polémique autour des élections locales au Nigéria, initialement prévues pour le 18 mai, a pris fin mercredi, toutes les parties prenantes ayant consenti à leur report jusqu'au 10 août.

La décision de reporter les élections (pour permettre une révision de la liste électorale et des nouveaux partis politiques) a été prise au cours d'une réunion présidée par le chef de l'Etat, Olusegun Obasanjo. Les gouverneurs des 36 Etats, les membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les présidents des parlements étatiques ont participé à cette réunion.

Les gouvernements des Etats avaient choisi la date de mai après une décision de la Cour suprême défavorable à la prorogation du mandat des conseils locaux de trois à quatre ans par le parlement national. La décision avait aussi affirmé que les Etats avaient un contrôle constitutionnel sur les gouvernements locaux.

"Des comités de transition seront nommés pour superviser les conseils locaux du 29 mai au 29 août. Ensuite, les élections du gouvernement local seront organisées le 10 août dans tout le pays », a indiqué aux journalistes le gouverneur de l'Etat d'Enugu, Chimaroke Nnamani, à l'issue de la réunion.

Il a précisé que la CENI avait jusqu'au 25 juillet pour finir de réviser la liste électorale.

La date initiale choisie par les gouvernements des Etats a été remise en question après que la Cour ait décidé, il y a une quinzaine de jours, que les élections ne pouvaient avoir lieu sans une révision préalable du registre des électeurs. Le verdict a été prononcé en faveur de dix jeunes, qui avaient déposé un recours contre la CENI, en arguant qu'ils seraient exclus si les élections utilisaient l'ancien registre électoral préparé pour les élections de 1999, année à laquelle ils n'avaient pas encore 18 ans, l'âge légal pour voter. Les nouveaux partis politiques qui, en vertu de la constitution, doivent obtenir un nombre précis de sièges aux élections locales pour pouvoir se qualifier aux autres scrutins, se sont également plaints que la date de mai ne leur convenait pas.

Le Nigéria a été en proie à une polémique politique depuis que l'Assemblée Nationale a passé, en décembre 2001, une nouvelle loi électorale qui place les élections locales après les présidentielles, les législatives et les élections gouvernementales. Celle-ci proroge en effet à quatre ans, au lieu des trois ans prescrits par la constitution, le mandat des gouvernements locaux élus. Elle implique aussi que les nouveaux partis ne pourront pas briguer des postes nationaux et étatiques avant 2007.

La décision a été largement interprétée comme une manoeuvre de M. Obasanjo tendant à écarter les partis politiques émergents qui risquent de mettre en danger ses projets de réélection.

Les gouverneurs des 36 Etats du pays ont déposé une procédure judiciaire auprès de la Cour suprême sous l'argument que la loi électorale était une usurpation des pouvoirs que la constitution a octroyé aux Etats sur les gouvernements locaux. Le mois dernier, la Cour a invalidé l'extension du mandat des gouvernements locaux, ce qui veut dire que des élections locales doivent avoir lieu.

Par ailleurs, M. Obasanjo a annoncé jeudi qu'il sera candidat à sa réélection en avril 2003. « J'ai décidé qu'il serait mieux que je me rende disponible comme candidat présidentiel », a déclaré M. Obasanjo devant des milliers de sympathisants à l'occasion d'un rassemblement dans la capitale, Abuja.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join