Le projet a été proposé alors que le 'The Prohibition of Certain Associations Act 2002' était reçu à l'Assemblée nationale mardi. « Il est appuyé par une lettre datée du 25 mars 2002 signée par le président », a expliqué à IRIN un haut fonctionnaire.
En vertu de cette loi, le président aura le pouvoir de « dissoudre et de proscrire toutes les personnes, associations d'individus ou groupes quasi militaires qui, selon lui, sont formés dans l'objectif de faire avancer l'intérêt politique, religieux, ethnique, tribal, culturel ou social d'un groupe … contraire à la paix, à l'ordre et à la bonne gouvernance » du pays.
Le projet de loi propose aussi d'interdire à aucun d'avoir un entraînement militaire ou de faire montre d'une « force physique ou de coertion en vue de promouvoir tout objectif politique ou intérêt ».
Les cibles de ce projet incluent des organisations dirigés par des personnalités politiques, qui ont pour but de défendre les intérêts de groupes ethniques ou de sections du pays. M. Obasanjo a accusé trois de ces groupes d'être les catalyseurs des conflits armés. Il s'agit de l'Arewa Consultative Forum, de l'Afenifere et de l'Ohaneze, qui sont respectivement les champions des intérêts des plus grandes ethnies : Haussa-Fulani, Yoruba et Igbo.
Le Nigéria est en proie à l'agitation ethnique et religieuse depuis que M. Obasanjo a été élu en 1999, ce qui a mis fin à plus de quinze années de régime militaire. Plusieurs milices ethno-religieuses ont également émergé dans différentes parties du pays, déclenchant des conflits ethniques qui ont fait au moins 5 000 morts durant les trois dernières années.
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