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Inauguration d’une quatrième salle d’audience pour le TPIR

[Rwanda/Tanzania] The Norwegian Ambassador to Tanzania, Jorunn Maehlum (left) and the British High Commissioner, Dr Andrew Pocock (right) cut a ribbon to signal opening of the fourth courtroom at the UN International Criminal Tribunal for Rwanda (ICTR) in IRIN
Norwegian Ambassador Jorunn Maehlem (left) and British High Commissioner Andrew Pocock (right) cut a ribbon to signal the opening of the courtroom at the UN tribunal (ICTR) in Arusha, Tanzania, on 1 March. ICTR President Erik Mose (centre) looks on.
La quatrième salle d’audience inaugurée mardi dernier au siège du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) permettra d’accélérer les jugements des auteurs présumés du génocide rwandais et de respecter l’échéance de 2008 prévue par l’Onu pour la fin des procès.

La nouvelle salle d’audience «permettra une programmation régulière [des procès] et augmentera le nombre de jugements rendus par la cour», a déclaré le président du tribunal Erik Mose, lors de la cérémonie d’inauguration de la salle d’audience au siège du TPIR à Arusha, en Tanzanie.

Financée par la Grande-Bretagne et la Norvège, cette nouvelle salle est située dans le Centre de congrès international d’Arusha. Les trois premières salles d’audience du tribunal ont été construites entre 1995 et 1999.

Selon le président du tribunal, la Norvège et la Grande-Bretagne ont fourni respectivement 300 000 dollars et 120 000 dollars pour la construction et les frais de fonctionnement de la nouvelle salle d’audience jusqu’en fin 2008.

«Lorsque les trois premières salles ont été construites sous le premier mandat, le tribunal tenait environ trois audiences simultanément», a affirmé Mose. «Aujourd’hui, la situation est toute autre. Neuf audiences sont prévues dans les prochains mois».

Le manque de salle d’audience avait rendu difficile la programmation des audiences et ralenti le déroulement des procès.

«Pendant un certain temps, le tribunal fonctionnait par équipes siégeant le matin et l’après-midi», a-t-il ajouté. «Chaque équipe disposait de quatre heures de travail utile alors qu’une journée pleine aurait permis à la cour de siéger pendant 6 heures».

Avec le système d’équipes, a-t-il poursuivi, chaque cour perdait environ deux heures par jour ou au moins huit heures par semaine, en comparaison avec une audience d’une journée.

Le Haut-Commissaire de la Grande-Bretagne en Tanzanie, Andrew Pocock, et l’ambassadeur norvégien, Jorunn Maehlem, ont réaffirmé l’engagement de leur gouvernement à soutenir le TPIR pour qu’il puisse accomplir sa mission conformément à son mandat.

«Tous les états doivent apporter leur soutien inconditionnel au tribunal pour que justice soit rendue aux victimes du génocide rwandais», a déclaré Maehlem.

«La mission du tribunal est une grande première dans le système judiciaire international», a ajouté Pocock.

Certaines décisions du tribunal font actuellement jurisprudence dans certains procès ou dans des juridictions internationales.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a créé le TPIR pour traduire en justice les principaux responsables du génocide rwandais de 1994 au cours duquel quelque 937 000 Tutsis et Hutus modérés ont été assassinés.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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