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Les gendarmes arrêtent deux leaders de syndicats enseignants

Les gendarmes burundais ont arrêté mardi, les leaders de deux principaux syndicats d'enseignants à la suite d'une réunion, dans la capitale Bujumbura, avec les enseignants grévistes pour envisager la fin de la grève nationale commencée le 5 janvier.

La représentante du Syndicat des travailleurs de l'enseignement du Burundi, Eulalie Nibizi; et le leader du Syndicat libre des enseignants au Burundi, Adolphe Wakana, ont été enfermés dans la prison de la Documentation Nationale, des services de renseignements de l'Etat, a affirmé à IRIN l'adjointe de M. Wakana.

Vendredi dernier, le ministère du service public avait suspendu les deux syndicats et suspendu un troisième, le Conseil national du personnel de l'éducation secondaire, en les accusant de violer la loi. La suspension avait néanmoins été levée samedi.

A l'occasion d'une réunion avec les parents, les représentants du ministère de l'éducation et des représentants des élèves, le président Domitien Ndayizeye avait ordonné aux forces de sécurité de prendre des mesures.

"Nous ne pouvons tolérer ceci, j'ordonne aux forces de sécurité d'arrêter et d'emprisonner les enseignants et les élèves fauteurs de troubles," a-t-il déclaré. "Je suis déjà prêt à expliquer ces arrestations devant la justice."

Il a encore ajouté que le gouvernement avait fait beaucoup pour résoudre les problèmes des enseignants mais "malheureusement, ils n'ont pas reconnu les efforts du gouvernement".

Près de 5.000 enseignants des écoles secondaires ont entamé une grève pour inciter le gouvernement à honorer une promesse d'augmentation de salaire. Le 9 février, 15.000 enseignants des écoles primaires rejoignaient les premiers grévistes. La grève prive d’enseignement au mois un million d'écoliers à travers le pays.

Les enseignants ont décidé de poursuivre la grève et de continuer les négociations sur les points restant en suspens à la condition que le gouvernement paye les salaires durant la période de grève. Le gouvernement a néanmoins refusé. Les tentatives de médiations de la Ligue Iteka, une ONG de défense des droits de l'homme, ont elles aussi échoué.

Les enseignants s'étaient mis en grève pendant un mois en 2002 pour protester contre les retards dans les paiements des salaires.




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