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Trois ministres sanctionnés après le scandale des fonds du sida

[Uganda] Augustine Kishangaki visits Elly Tumusine, a nurse and HIV+ activist who just recently started on ARVs after being very ill. IRIN
Ugandan Augustine Kishangaki visits Elly Tumusine, a nurse and HIV-positive activist who just recently started on ARVs after being very ill
L’ancien ministre ougandais de la Santé et deux ministres délégués, tous trois accusés de mauvaise gestion des subventions accordées par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, ne font pas partie du nouveau gouvernement du président Yoweri Museveni. Sur la liste des membres du gouvernement soumise cette semaine au Parlement ougandais pour approbation ne figuraient ni le nom de l’ancien ministre de la Santé Jim Muhwezi, ni ceux de Mike Mukula et d’Alex Kamugisha. Le président ougandais, réélu pour un troisième mandat lors des élections présidentielles du mois de février dernier, n’a pas donné les raisons pour lesquelles ces personnes avaient été exclues de son gouvernement. Cependant, pour les analystes, cette décision a été motivée par le scandale entourant le Fonds mondial. En août 2005, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme avait temporairement gelé l’ensemble des subventions accordées à l’Ouganda, soupçonnant une «mauvaise gestion» des fonds. Puis, en novembre 2005, la sanction a été levée après que le gouvernement se soit engagé à contrôler la manière dont les subventions étaient gérées. L’opinion publique s’est dit scandalisée par la manière dont le ministère de la Santé avait géré ce financement, dont le montant s’élevait à plus de 200 millions de dollars. Le président Yoweri Museveni a convoqué une commission d’enquête, qui a révélé une ingérence du ministre Jim Muhwezi dans la gestion du fonds. Ces deux ministres délégués ont également été accusés d’avoir été mêlés à divers actes de corruption – actes qualifiés de «tas d’ordures» par le juge chargé de l’affaire. A Kampala, la capitale, la population a accueilli avec satisfaction la décision prise par le président. «En prenant une telle décision, le président a pris en compte les attentes de la population. En effet, tout le monde souhaite combattre la corruption au sein du gouvernement», a souligné Henry Kala, un avocat expérimenté. «Jim [Muhwezi], en tant que haut responsable du ministère, doit assumer ses actes», a déclaré Godfrey Kaparu, un chauffeur de ‘bodo boda’, un vélo-taxi. Béatrice Were, l’une des premières Ougandaises à avoir révélé publiquement sa séropositivité et fondatrice d’une ONG locale dédiée aux femmes, a expliqué que la décision prise par le président Yoweri Museveni était «la preuve de l’engagement pris par le gouvernement de lutter contre la corruption.» A la surprise générale, le président Yoweri Museveni a attribué un poste à son frère, l’ancien général de l’armée Caleb Akandwanaho, alias Salim Saleh, ainsi qu’à son ancien allié et ami d’enfance Eriya Kategaya, qui est devenu l’un de ses plus virulents critiques. Le président Yoweri Museveni a subi une très forte pression de la part des bailleurs de fonds qui l’ont exhorté à mettre en place une bonne gouvernance et à lutter contre la corruption.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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