Share & more
Les autorités de la région autonome de Puntland au nord-est de la Somalie ont officialisé samedi la création d’une première commission pour coordonner les efforts de lutte contre le sida.
Placée sous l’autorité directe de la présidence de ce territoire qui s’est autoproclamé autonome en 1998, la Commission de lutte contre le sida de Puntland (PAC) constitue un partenariat multisectoriel incluant six ministères, des organisations de la société civile, des chefs religieux et des représentants de personnes vivant avec le VIH.
«La prévention est notre outil le plus efficace pour faire face à cette épidémie», a dit Hasan Dahir, le président du Puntland, durant la cérémonie de lancement. «Il est primordial que nous continuions à donner la priorité à la prévention en faisant la promotion de l’éducation en matière de VIH/SIDA, en même temps qu’on s’attaque directement au changement de comportement».
Elballa Hagona, coordinateur du Programme des Nations unies pour le développement, le Pnud, en Somalie, a salué la décision du Président de s’engager sans attendre dans une campagne de prévention du VIH/SIDA, même si les taux d’infection au VIH dans la région sont encore relativement bas.
Une étude sentinelle menée par l’Organisation mondiale de la santé et le ministère de la Santé du Puntland en 2004 a révélé un taux de prévalence moyen du VIH parmi les femmes enceintes en consultation prénatale d’un pour cent.
Selon cette même enquête, la ville portuaire de Bossaso affiche un taux d’infection au VIH de 0,9 pour cent, contre 1,4 pour cent à Galkaayo au sud du Puntland, et 0,7 pour cent à Garowe, la capitale.
«La nature multisectorielle de la PAC qui établit un partenariat avec la société civile, le secteur privé et reconnaît le rôle crucial des chefs religieux, s’est révélée [dans d’autres pays] un facteur de succès qui a un impact réel sur la pandémie», a dit Hagona.
«Nous devons traduire les principes et les enseignements islamiques en actes concrets, particulièrement en ce qui concerne la valeur de la vie et de la solidarité envers les uns les autres, surtout pour les femmes infectées [au VIH]», a-t-il ajouté.
Christian Balslev-Olesen, le représentant du Fonds des Nations unies pour l’enfance, l’Unicef, en Somalie, a souligné l’importance de répondre aux besoins des plus vulnérables, les femmes et les jeunes. Il a ajouté que les programmes de la PAC devaient prendre les devants pour limiter la propagation potentielle et rapide de du VIH/SIDA.
Selon Leo Kenny, le coordinateur du Programme commun des Nations unies sur le sida, l’Onusida, en Somalie, il est indispensable de former immédiatement du personnel dans les services chargés de prendre en charge le VIH/SIDA pour renforcer leurs efforts en matière de prévention, de traitements, de soins et de soutien.
Julian Lambert, principal conseiller VIH/SIDA de l’agence britannique pour le développement international, DFID, a évoqué l’importance de soutenir les systèmes de santé et d’éducation de base, et de rendre ces services essentiels accessibles à tous.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions