Le coût des services de santé en Afrique du sud devrait augmenter lourdement dans les prochaines années en raison de l’épidémie de VIH/SIDA, selon des chercheurs.
D’ici à 2007, un grand nombre de personnes séropositives en Afrique du Sud devrait tomber malade après avoir contracté des infections liées au sida. Selon la division de la recherche sur le sida et l’économie de la santé de l’université du KwaZulu-Natal (HEARD), un lourd fardeau pèsera alors sur le secteur national de la santé.
L’augmentation constante des taux nationaux de prévalence au VIH en Afrique du Sud devrait aggraver la situation – le taux d’infection chez les femmes enceintes qui se rendent dans les centres de santé est passé de 27,9 pour cent en 2003 à 29,5 pour cent en 2004.
“L’impact réel (sur les soins de santé est) très difficile à mesurer pour le moment… Les patients séropositifs devraient bientôt représenter entre 60 et 70 pour cent des coûts hospitaliers”, a dit la chercheuse Nina Veenstra, de HEARD.
Les infections liées au VIH/SIDA représentent environ la moitié des admissions hospitalières et le nombre de patients dans les services pédiatriques est encore plus élevé, a précisé Mme Veenstra.
La demande de soins devrait augmenter, tandis que l’offre, en terme de compétences et de personnel, devrait diminuer, a-t-elle ajouté. Compte tenu du fait que plus de gens tomberont malades, la charge de travail sera telle que le personnel de santé, épuisé, aura tendance à s’absenter et à déprimer.
De plus, la charge supplémentaire que le VIH/SIDA va faire peser sur le système de santé devrait réduire la qualité des soins et rendre difficile le maintien d’une offre de services complète.
L’Afrique du Sud subit déjà des pénuries de personnel médical, très paralysantes pour le système de santé. Selon des chercheurs du Health Systems Trust de Durban, à l’est du pays, 67 pour cent des emplois de santé dans la province rurale du Mpumalanga étaient toujours vacants en 2003.
La pandémie devrait ensuite amputer le petit réservoir de main d’oeuvre encore disponible, selon une étude du centre sud-africain de recherche en sciences humaines (HSCR), qui a signalé qu’entre 1997 et 2001, 13 pour cent des agents de santé sont décédés des suites d’une maladie liée au sida.
Le HSRC a demandé au département de la santé de former plus d’infirmières pour compenser ces pertes. “Près d’un année de soins est perdue si une infirmière décède du VIH/SIDA”, a signalé Mme Veenstrad.
Pour retenir le personnel, les structures de santé doivent offrir de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail, a dit Elsje Hall. “La profession d’infirmier doit être revalorisée”, a-t-elle ajouté.
Mme Veenstra a néanmoins observé que, pour faire face au poids du VIH/SIDA et à l’encombrement des hôpitaux, le secteur national de la santé avait rationné l’offre de soins, les patients devant sortir rapidement des hôpitaux pour libérer les lits.
Les organisations qui délivrent les soins à domicile supportent la part la plus importante du fardeau. “Si le malade n’est (pas admis) à l’hôpital, c’est à la communauté de le prendre en charge”, a dit Mme Veenstra.
Elsje Hall a suggéré que le gouvernement devrait développer un système communautaire de soins à domicile, notamment pour les soins palliatifs (délivrés aux personnes en fin de vie), afin que les patients puissent recevoir, chez eux, des soins de qualité ; les lits des établissements publics seraient ainsi disponibles pour les plus malades.
Néanmoins, Mme Veenstra a signalé que le coût des dépenses de soins communautaires n’apparaissait même pas dans le budget national de santé, le gouvernement ayant tendance à négliger “les énormes coûts” subis par les proches qui s’occupent des personnes malades, et qui perdent, par conséquent, une large part de leurs revenus.
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