Le Botswana a commencé à fournir des traitements antirétroviraux (ARV) à ses soldats pour tenter de limiter l’impact du VIH/SIDA au sein des forces armées botswanaises.
Ce programme de distribution d’ARV, coordonné par le service de santé des Forces de défense du Botwana (BDF), doit être mis en place sur trois sites: la base Thebephatswa à 90 kilomètres à l’ouest de la capitale, une caserne à Francistown, la deuxième ville du pays et la caserne de Sir Seretse Khama, dans la capitale.
L’objectif de ce programme, décrit comme “un tournant décisif pour garantir la sécurité de la nation”, est de sensibiliser quelques 5 000 soldats infectés par le virus.
Lekitlanye Ovuya, le chef du service de santé du BDF, a qualifié le programme “d’engagement fort pour favoriser une réponse multisectorielle à la lutte contre le virus”.
Selon Ovuya, le déploiement des troupes n’entravera pas le bon déroulement du programme, un réseau de centres de distribution d’ARV ayant été mis en place.
Il n’existe pas de statistiques fiables sur le niveau d’infection au VIH au sein des forces armées botswanaises. Mais le taux de prévalence parmi les soldats pourrait refléter le taux national, évalué à 25 pour cent.
Des études menées récemment par le programme conjoint des Nations Unies contre le sida (Onusida) ont révélé que les militaires étaient particulièrement vulnérables aux infections sexuellement transmissibles, dont le VIH/SIDA.
Selon ces études, l’environnement dans lequel évolue ces soldats favorise cette vulnérabilité : ils font partie de la tranche d’âge des 15-24 ans, soit la plus exposée aux risques d’infection, et la culture du risque les encourage à se mettre en danger. Les soldats, qui passent de longues périodes loin de chez eux, sont tentés de monnayer des relations sexuelles pour tromper la solitude.
L’Onusida a souligné qu’un taux élevé d’infection au VIH au sein des forces armées pouvait avoir un impact sur le niveau de préparation des troupes, qui perdent en compétences, en expérience et doivent supporter le coût élevé de la formation des remplaçants.
Le docteur Ernest Darkoh, responsable des opérations pour le programme national d’extension des traitements, a rejeté l’idée qui voudrait que la disponibilité des traitements pourrait encourager les hommes à avoir des comportements sexuels risqués.
“Notre expérience au Botswana a prouvé le contraire”, a dit Darkoh à IRIN. “Nous nous sommes aperçus que la disponibilité des traitements ARV avait incité les populations à connaître leur statut”.
Il a cependant reconnu que les campagnes destinées à encourager les populations à des pratiques plus sûres n’avaient pas eu d’impact significatif sur les comportement sexuels.
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