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Les activistes appellent à la libération des prisonniers tuberculeux

[Liberia] Prisonners in Liberia. [Date picture taken: 11/01/2005] Eric Kanalstein/UNMIL
The prisons service found an HIV-infection level of almost 10 percent among inmates.
Des défenseurs kényans des droits humains ont déposé un appel en vue de la remise en liberté de deux hommes incarcérés pour avoir interrompu leur traitement contre la tuberculose (TB), et averti que ces arrestations risquaient de dissuader d’autres patients de demander des soins.

L’appel a été déposé devant le tribunal de Kapsabet, dans la Province de la vallée du Rift.

Arrêtés en août, les deux hommes ont été placés en détention provisoire à Kapsabet car ils « présentaient un risque pour la santé de la communauté dans son ensemble ». En vertu de la loi sur la Santé publique, ils peuvent être détenus jusqu’à ce que le responsable médical régional ayant ordonné leur arrestation décide qu’ils ne présentent plus de danger pour la santé publique.

« Je suis allé là-bas : les deux hommes n’ont pas été isolés, pourtant c’était la raison de leur arrestation », a dit Nelson Otwoma, coordinateur national du Réseau des personnes vivant avec le VIH au Kenya (Network of People Living with HIV/AIDS in Kenya).

M. Otwoma a averti que ces arrestations pouvaient représenter un facteur de dissuasion pour les patients nécessitant un traitement. « J’ai rendu visite à la famille d’un des patients ?incarcérés? : sa femme refuse d’emmener son enfant malade qui tousse chez le médecin de peur qu’on l’arrête », a-t-il rapporté. « C’est une conséquence négative des mesures prises par le gouvernement... Maintenant, toutes les personnes souffrant de tuberculose risquent de se considérer comme des criminels ».

« Le suivi psychologique des personnes traitées aura de bien meilleurs résultats », a-t-il ajouté.

Dans l’idéal, les deux hommes, qui souffrent tous deux de tuberculose multi-résistante (MDR-TB, en anglais), devraient être traités dans le service d’isolement d’un centre de santé, mais la plupart des centres de santé kényans n’ont pas de services de ce type.

« Maintenant, toutes les personnes souffrant de tuberculose risquent de se considérer comme des criminels »
La MDR-TB se développe souvent lorsque des patients ayant reçu des médicaments de première intention contre la tuberculose n’achèvent pas leur traitement, d’une durée de six mois. Chaque cas de MDR-TB coûte 21 000 dollars au gouvernement kényan, selon les estimations, contre 80 dollars pour la tuberculose non-résistante ; moins de la moitié des quelque 500 patients kényans atteints de MDR-TB sont actuellement sous traitement.

Joseph Sitienei, directeur du Programme national de contrôle de la lèpre et de la tuberculose, a défendu l’arrestation des deux hommes : « Cette mesure a été prise en toute bonne foi ; s’ils ont des droits, les autres membres du public ont eux aussi ?le? droit d’être protégés contre les maladies contagieuses… C’était une mesure délicate d’équilibre entre les deux ensembles de droits ».

ko/kr/cb/nh/ail

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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