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Le dépistage de la TB pour promouvoir celui du VIH en couple

Wedding bands Firemedic58/Flickr
Le gouvernement kényan utilise les programmes de dépistage de la tuberculose (TB) pour convaincre les couples mariés – exposés à un fort risque de VIH, d’après des études – d’effectuer le test du VIH.

Environ la moitié des patients atteints de TB étant co-infectés par le VIH, le dépistage du VIH est devenu un test de routine dans les cliniques spécialisées dans le traitement de la TB – 83 pour cent des patients atteints de TB effectuent également un dépistage du VIH.

« Nous avons encouragé les établissements de santé à non seulement faire passer un test de dépistage du VIH aux patients atteints de TB à, mais aussi à étendre leur action aux partenaires [de ces patients], en [les invitant à venir bénéficier] ensemble de services de conseil et de dépistage du VIH », a dit à IRIN/PlusNews Joseph Sitienei, chargé de la lutte contre la lèpre, la TB et les maladies respiratoires au ministère de la Santé. « Le [succès] du dépistage de la TB à travers le pays est impressionnant ; il constitue la meilleure voie pour encourager les partenaires à effectuer ensemble un dépistage du VIH ».

D’après la dernière enquête sur les indicateurs du sida au Kenya, 10 pour cent des couples mariés comptent au moins une personne infectée par le VIH, mais seulement 22 pour cent des couples connaissent le statut VIH de leur partenaire sexuel. On estime que 44 pour cent des nouvelles infections par le VIH au Kenya surviennent chez des couples mariés ou en concubinage ; la discordance des statuts VIH est également un problème non négligeable, six pour cent des couples – soit 344 000 couples – comptant au moins un partenaire séropositif.

Dans de nombreux pays africains, où le phénomène des partenaires multiples et simultanés est tenu pour responsable de la forte incidence du VIH, les services de conseil pour couples sont aujourd’hui recommandés. Les experts suggèrent d’atteindre les couples en proposant le dépistage en couple dans le cadre des programmes de traitement et de soins basés dans des établissements de santé ou à domicile ; d’intégrer le dépistage en couple dans les programmes de dépistage et de conseils proposés par les professionnels de la santé, ou dans les programmes de prévention de la transmission de la mère à l’enfant ; de pratiquer le dépistage au porte-à-porte, ou encore d’effectuer des interventions biomédicales telles que la circoncision masculine médicale.

« [Les services de conseil et dépistage en couple] permettent non seulement [aux usagers] de connaître leur statut, mais constituent également une occasion d’identifier les couples discordants, pour ensuite les aider à mieux savoir comment [gérer la situation] », a dit Andrew Suleh, responsable médical à l’hôpital de district de Mbagathi, un des établissements exemplaires en termes de diagnostic/dépistage de la TB et de services de conseil et dépistage en couple à Nairobi, la capitale. « Le sexe sûr et la réduction des comportements sexuels à risques sont fortement mis en avant… on [encourage] ceux dont le test est positif à apprécier la nécessité d’un mode de vie positif ».

Actuellement, il existe 1 200 sites de diagnostic de la TB dans le pays, dont 80 pour cent offrent également des services de conseil et dépistage du VIH ; au Kenya, le nombre de nouveaux cas de TB est estimé à 110 000 par an.

« [Les services de conseil et dépistage en couple] offrent également aux partenaires l’occasion d’effectuer le dépistage de la TB ensemble, car c’est une maladie très contagieuse – il n’est pas rare que les deux partenaires soient infectés », a dit M. Sitienei.

D’après lui, le dépistage en couple contribue en outre à lutter contre les mythes sur la co-infection VIH/TB dans la population, et de combattre la stigmatisation liée à ces deux maladies.

« A cause de la corrélation entre les infections de TB et de VIH, beaucoup de gens croient que l’infection par la TB est le signe certain d’une infection par le VIH », a-t-il dit. « Des efforts sont actuellement mis en œuvre pour lutter contre ce genre de mythes ; on peut avoir la TB et ne pas être infecté par le VIH, tout comme on peut être séropositif et ne pas être infecté par la TB ».

ko/kr/mw/il/ail

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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