Lucille Blumberg, médecin et directrice de l’Institut national des maladies transmissibles (NICD), a dit à IRIN/PlusNews qu’un cas de décès lié à cette grippe chez une personne séropositive avait été signalé, mais que les responsables de la santé ne disposaient toujours pas d’informations fiables concernant les effets de la grippe A (H1N1) sur les personnes vivant avec le VIH. En Afrique du Sud, la prévalence du VIH au sein de la population adulte est de 18 pour cent, l’un des taux les plus élevés du monde.
En mai, un conseiller de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a souligné le manque de données permettant d’étudier les effets que le virus de la grippe A (H1N1) découvert un mois plus tôt au Mexique pourrait avoir sur les personnes séropositives. Pour élaborer ses recommandations, l’OMS s’est beaucoup appuyée sur ce qu’elle connaissait déjà de l’interaction entre le VIH et la grippe saisonnière.
« Nous savons que les personnes séropositives qui contractent le virus de la grippe habituelle ont tendance à avoir plus de complications, et évidemment c’est un sujet de préoccupation », a déclaré Mme Blumberg. D’après l’OMS, ces complications impliquent souvent des périodes d’hospitalisation plus longues et des taux de mortalité plus élevés.
La semaine dernière, Luis Gomes Sambo, directeur régional pour l’Afrique de l’OMS, a déploré l’insuffisance du budget de réponse de l’organisation à la grippe A (H1N1) – un manque qu’il a évalué à 31 millions de dollars - d’après une dépêche de l’agence France Presse. Il a également averti que des pays comme l’Afrique du Sud, qui souffrent déjà des lourds dégâts causés par le paludisme, la tuberculose et le VIH, étaient les plus vulnérables aux épidémies telles que celle de la grippe A (H1N1).
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