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Les autorités s’engagent à améliorer le système sanitaire

Le nouveau gouvernement angolais s’est engagé à améliorer les services de santé, tant au niveau des soins primaires que secondaires, et à réduire la prévalence du VIH/SIDA dans le pays au cours des quatre prochaines années.

La population de ce pays riche en pétrole et en diamants était appelée aux urnes début septembre pour des élections législatives et a reconduit le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA), le parti au pouvoir, avec plus de quatre cinquièmes des votes, lui offrant 191 des 220 sièges au Parlement. L’UNITA, le principal parti d’opposition, n’a recueilli que 10 pour cent des voix, donnant ainsi à l’ancien mouvement rebelle 16 sièges dans la nouvelle législature.

« L’Angola est en train de tourner une page importante de son histoire en démarrant un nouveau cycle vers une vie meilleure pour tous », a déclaré Fernando Dias dos Santos, l’ancien Premier ministre nommé président du Parlement, lors de la prestation de serment des membres de l’institution dans la capitale, Luanda, le 30 septembre.

Ces élections législatives étaient les premières organisées depuis 1992 et depuis la mort, au cours d’un accrochage il y a six ans, du fondateur et leader de l’UNITA, Jonas Savimbi, événement qui a mis fin à une longue guerre civile. Les élections présidentielles sont prévues en 2009, bien que le président Jose Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis 30 ans, n’ait pas clairement indiqué s’il comptait se représenter.

Selon l’association de la presse gouvernementale en Angola, la vice-ministre de la Santé, Evelise Fresta, a dit aux membres du Parlement que le gouvernement avait l’intention « de renforcer les programmes de vaccination et de prévention des maladies, d’améliorer l’entraide et d’étendre la réinsertion et l’assistance sociale aux patients ».

« Ces objectifs ont pour but de combattre le VIH/SIDA, de réduire [sa] prévalence de trois pour cent, de répondre à 70 pour cent des cas de tuberculose et de soigner 85 pour cent des malades », a rapporté l’association de la presse.

Mme Fresta a indiqué que le gouvernement voulait atteindre un ratio de trois médecins pour 10 000 habitants, contre un pour 10 000 personnes actuellement.

Quelque 2,1 pour cent des 15 millions d’Angolais vivent avec le VIH, selon le Programme commun des Nations Unies sur le sida, ONUSIDA. Ce chiffre, relativement bas dans la région de l’Afrique australe, est attribué aux années de conflit, « la propagation relativement lente du VIH [pouvant] être le résultat d’un manque de mobilité [des populations] pendant la guerre ».

Les revenus pétroliers

En septembre, l’Angola est devenu le principal pays producteur de pétrole en Afrique, passant devant le Nigeria dont la production a baissé suite au regain d’activité de groupes rebelles, notamment le Mouvement pour l’émancipation du delta du Niger, dans les régions productrices.

Les revenus tirés d’une production angolaise estimée à 1,9 million de barils par jour n’ont cependant pas eu beaucoup d'impact sur la réduction de la pauvreté dans le pays.

Environ 70 pour cent des populations vivent avec moins de deux dollars par jour, une proportion qui atteint 94 pour cent dans les régions rurales. D’après le Fonds international pour le développement agricole, les services de santé ne couvrent que 30 pour cent des populations rurales.

go/he/ail


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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