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Les donneurs de sang encouragés à connaître leur statut VIH

Les opérations de don de sang organisées au Kenya ces dernières semaines pour répondre aux besoins créés par les violences post-électorales ont mis en lumière la pénurie de donneurs de sang réguliers et le problème que cela engendre dans le système de santé publique, ont dit des responsables du Service national de transfusion sanguine.

« On a réalisé que les gens n’avaient pas confiance en leur statut sérologique, ce qui générait une peur de donner son sang », a dit Stranslaus Onyango, assistant de programme pour Hope Worldwide Kenya, une organisation religieuse internationale, partenaire du ministère de la Santé dans ses efforts de mobilisation des dons sanguins.

M. Onyango a expliqué que les dons sanguins devaient être testés pour le VIH, afin de s’assurer qu’ils étaient sécurisés pour la transfusion, et que beaucoup de gens ne donnaient pas leur sang par crainte d’apprendre leur statut sérologique.

Le Kenya a besoin de 200 000 lots de sang chaque année, mais il n’a été capable d’en collecter que 130 000 en 2007. Tim Odongo, chargé de la question au ministère de la Santé, a raconté IRIN/PlusNews qu’après l’attaque à la bombe contre l’ambassade des Etats Unis à Nairobi en 1998, les hôpitaux avaient été confrontés à une telle pénurie de sang qu’ils avaient dû importer des lots d’Israël.

Dans un effort de remplir les banques de sang du Kenya, le Service national de transfusion sanguine a initié un programme de « rétention et prévention » invitant les Kényans à devenir des donneurs réguliers de sang et à faire le test de dépistage du VIH.

« Pour encourager les donneurs actuels et potentiels à s’engager à devenir des donneurs de sang réguliers et bénévoles, nous encourageons les personnes à vérifier d’abord leur statut [sérologique] », a dit M. Onyango. « La connaissance c’est le pouvoir, et choisir de ne pas savoir son statut est remettre ce problème à plus tard et ne pas le gérer. Ce programme a pour but d’encourager les jeunes à participer au don sanguin, avec un accent mis sur [la possibilité de] rester négatif ».

M. Onyango a dit que 10 pour cent des 80 lots sanguins collectés pendant une campagne moyenne d’une journée devaient généralement être détruits à cause de la présence du VIH, de la syphilis et des hépatites B ou C.

Le nouveau programme encourage la mise sur pied de clubs, où les donneurs de sangs réguliers peuvent se rencontrer, partager leurs expériences et aider à motiver d’autres personnes à les rejoindre et à devenir donneurs.

La banque nationale de sang utilise aussi des messages écrits par téléphone portable pour exhorter les anciens donneurs à revenir, en leur offrant des motivations sous forme de certificats après chaque don.

« Nous avons tenu à éduquer le public sur le don de sang en atteignant des groupes comme les églises ou les établissements d’enseignement », a dit M. Odongo, du ministère de la Santé. « Nous les éduquons à éradiquer les [mythes] tels que le VIH peut être transmis via des seringues recyclées [utilisées pour le don de sang] », a-t-il expliqué.

sm/kr/he/ail


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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