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Les autorités appellent à l’aide pour lutter contre le sida

Le taux de prévalence du VIH peut paraître faible en Afghanistan, mais il est en constante hausse, ce qui a convaincu le gouvernement afghan de chercher de l’aide auprès des partenaires internationaux, comme le Programme commun des Nations Unies contre le sida (Onusida).

Selon les chiffres officiels, 245 personnes ont été recensées comme étant séropositives en Afghanistan, mais « on estime que 3 000 individus supplémentaires sont porteurs du [VIH] », a déclaré Mohammad Amin Fatimi, ministre afghan de la Santé publique.

En 2006, sur les 27 millions d’habitants qu’abritait le pays, 75 personnes seulement étaient officiellement infectées par le virus.

Le ministère de la Santé publique a attribué cette augmentation du nombre de personnes infectées en partie à l’ouverture de nouveaux centres de conseil et de dépistage volontaire du VIH.

« En 2007, deux centres de conseil et de dépistage volontaire ont ouvert leurs portes, portant ainsi à six le nombre total de centres dans l’ensemble du pays », a expliqué Saifurahman Wardak, coordonnateur du Programme de lutte contre le VIH/SIDA du ministère de la Santé publique.

Mais Mohammad Amin Fatimi a aussi précisé qu’entre 60 et 80 pour cent des personnes séropositives étaient des consommateurs de drogues injectables qui avaient utilisé des seringues contaminées.

Un jeune toxicomane de 25 ans, vivant à Kaboul, la capitale, a confié à IRIN qu’il avait commencé à se droguer cinq ans plus tôt, alors qu’il était réfugié en Iran, un pays voisin.

« Nous étions plusieurs personnes à utiliser la même seringue. Personne n’avait entendu parler du VIH et aucun d’entre nous n’est séropositif », a-t-il dit.

Or selon les résultats d’une étude menée fin 2005 par le gouvernement et les Nations Unies, l’Afghanistan, qui fournit 92 pour cent de l'offre mondiale d'opium, compte au moins 50 000 héroïnomanes au sein de sa population.

« Nous avons demandé une aide technique et financière », a indiqué Mohammad Amin Fatimi. « Nous avons également proposé que l’Onusida s’implante ici et nous aide à lutter contre le virus ».

Ousama Tawil, un responsable de l’Onusida, s’est rendu le mois dernier en Afghanistan et a signalé que son agence envisageait d’ouvrir un bureau à Kaboul.

« Je pense que la situation s’aggrave et que le temps est venu pour l’Afghanistan de multiplier ses efforts afin de freiner la propagation de l’épidémie », a-t-il dit.

Bien que le taux de prévalence du VIH/SIDA soit faible en Afghanistan, de l’ordre de 0,1 pour cent, les populations vulnérables, telles que les consommateurs de drogues et les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, ne sont pas suffisamment sensibilisées aux dangers du virus, adoptent des comportements à risque et peuvent ainsi entraîner une augmentation du nombre d’infections.

Compte tenu des années de conflit qui ont ravagé le pays, l’Afghanistan n’a adopté son premier programme de lutte contre l’épidémie qu’en 2003.

Le gouvernement ne propose toujours pas de médicaments antirétroviraux, qui prolongent l’espérance de vie des patients séropositifs.

L’Afghanistan, une terre enclavée, compte parmi les 10 pays les moins développés de la planète et plus de trois millions de ses habitants vivent comme réfugiés au Pakistan et en Iran, des Etats voisins.

ad/at/ar/oa/he/cd/ail


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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