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Vingt-huit pour cent seulement des 7,1 millions de personnes dont l’état de santé requiert une thérapie antirétrovirale (ARV) suivent un traitement qui permet de prolonger l’espérance de vie, rappelle un rapport des Nations Unies, publié lundi dernier, en soulignant qu’une « plus grande action » est nécessaire afin de respecter les engagements pris au niveau international, en matière d’accès aux médicaments.
En décembre 2006, deux millions de personnes vivant dans des pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire recevaient un traitement ARV – soit 700 000 patients supplémentaires par rapport à l’année précédente. Cependant, les objectifs fixés d’ici 2010 concernant l’accès universel au traitement, à la prévention, à l’appui et aux soins sont loin d’être atteints, note le rapport, publié à l’occasion du premier anniversaire de la signature de la déclaration politique d’engagement sur le VIH/SIDA, par les Etats membres des Nations Unies.
Lors d’un discours prononcé à l’occasion d’une session de l’Assemblée générale consacrée à la lutte contre le VIH/SIDA et qui s’est tenue lundi dernier, Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations Unies, a déclaré que « pour chaque personne recevant un traitement antirétroviral, six autres deviennent séropositives ».
« Chaque nouvelle infection grève davantage la vie des individus, des familles, des foyers, des communautés et de la société dans son ensemble », a-t-il poursuivi.
En outre, il a rappelé que l’année dernière, 90 pays s’étaient fixés des objectifs nationaux en matière de traitement, de prévention, d’appui et de soins et que plusieurs pays avaient mis des services spéciaux à la disposition des enfants orphelins du sida.
Le rapport reconnaît qu’en fixant des objectifs nationaux, les pays ont accompli une première étape importante, mais « peu de pays ont démontré avec précision la manière dont ils surmonteront les obstacles qui entravent l’accès universel au traitement, tels que les systèmes de santé faibles, le manque de ressources humaines, de financements fiables et viables et de services abordables ».
De nombreux pays ne sont pas parvenus à estimer correctement le coût de leurs objectifs ambitieux, souligne le rapport. Et ces pays sont confrontés à la « réalité » et doivent se battre pour trouver des fonds afin d’assurer la viabilité de leurs projets. Sans une aide financière importante des pays développés, les pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire ne seront pas en mesure d’atteindre les objectifs d’accès universel au traitement, prévient le rapport.
Le rapport insiste sur le besoin urgent d’un financement international plus conséquent et mieux coordonné et rappelle que seul un peu plus de la moitié des 18 millions de dollars américains nécessaires à la mise en place des programmes de lutte contre l’épidémie de 2007 est actuellement disponible.
Toujours selon le même document, la communauté internationale « a souvent financé en priorité les projets aux résultats rapides au détriment de ceux aux résultats durables à plus long terme ». Cependant, les fonds, lorsqu’ils sont utilisés de manière stratégique, permettent, en règle générale, de renforcer les systèmes de santé et de passer d’une mesure d’urgence à une démarche à plus long terme.
En outre, le rapport a rappelé que les mesures de prévention ne parvenaient pas à suivre le rythme de l’épidémie car les programmes de prévention n’étaient pas suffisamment financés.
D’après le même document, les pays doivent davantage lutter contre les principaux facteurs socio-économiques et culturels (l’inégalité entre les sexes, et la stigmatisation) qui alimentent la propagation de l’épidémie, et les populations à risque (les travailleuses du sexe, les prisonniers et les hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes) n’ont pas suffisamment accès aux services de prévention.
Dans des pays où l’épidémie est généralisée et où les efforts de prévention ont été soutenus, la prévalence du sida a connu un recul, s’est félicité M. Ban Ki-Moon.
En effet, au Botswana, Kenya, Malawi, Rwanda et Zimbabwe, le taux de prévalence du VIH/SIDA parmi les jeunes a chuté en 2006.
Une étude plus générale sur les progrès accomplis en vue d’atteindre les objectifs fixés l’année dernière, lors de la Rencontre de haut niveau sur le sida, au cours de laquelle les membres des Nations Unies ont examiné les engagements pris en 2001, lors de la Session extraordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies consacrée au VIH/SIDA (UNGASS), est prévue pour 2008. L’Onusida publiera son rapport annuel sur la situation de l’épidémie en juin prochain.
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This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions