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Le Libéria souhaite une annulation de sa dette extérieure

Le Liberia entend poursuivre résolument sa politique de réduction des déficits pour les critères fixés par la communauté internationale et bénéficier d’une annulation de la dette extérieure.

Alors que le pays se remet difficilement de quatorze années de guerre civile, le Liberia n’est pas en mesure de rembourser les 3,7 milliards d’arrières de dettes accumulés par les précédents gouvernements. Aussi, les autorités actuelles demandent-elles une annulation pure et simple de cette dette pour pouvoir atteindre les objectifs de développement post-conflit.

Selon Antoinette Sayeh, la ministre des Finances, à ce montant astronomique de la dette extérieure viennent s’ajouter 700 millions de dollars de dette intérieure qui seraient le résultat de transactions douteuses ou de détournement de fonds.

A l’en croire, le Liberia a souscrit à l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale menée sous la supervision de ses principaux créanciers.

« L’objectif est de ramener le montant de la dette à un niveau minimum pour que le Liberia puisse fonctionner », a- indiqué la ministre.

Mais a-t-elle souligné, le processus de réduction de la dette est long et peut durer plus de deux ans. Dans le cadre de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), le Liberia a conclu un SMP (Staff monitoring programme) avec le Fonds monétaire international (FMI) pour une période de six mois, d’avril à septembre.

Ce programme exige le strict respect des procédures budgétaires et la lutte contre les pratiques frauduleuses qui, par le passé, ont encouragé la corruption et fait tant de mal au pays.

Selon le ministère des Finances, les recettes enregistrées par le gouvernement ont dépassé les prévisions.

« Les prévisions de recettes de février à juin étaient estimées à 38,85 millions de dollars, mais le montant actuel des recettes enregistrées s’élève à 45,13 millions », a expliqué la ministre.

Le gouvernement justifie cette augmentation par la série de mesures prises pour lutter contre l’évasion fiscale et le détournement des deniers publics.

Plusieurs rapports d’audit d’agences gouvernementales commandités par l’Union européenne et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) mettent en cause les exemptions de taxes accordées à des sociétés privées par le précédent gouvernement de transition.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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