1. Accueil
  2. West Africa
  3. Nigeria
  • News

Une haute cour fait planer un doute sur les élections municipales prévues

Une décision de la haute cour fédérale nigériane vendredi, stipulant que les élections prévues pour mai ne doivent pas avoir lieu sans un examen du registre électoral, fait planer un doute sur les élections. Des responsables électoraux ont indiqué qu'il n'était pas possible de réviser les registres avant juin.

Le juge Okechukwu Okeke s'est prononcé en faveur de dix jeunes qui avaient déposé un recours contre la Commission électorale nationale indépendante en clamant qu'ils seraient lésés si les élections du 18 mai étaient tenues en utilisant l'ancien registre électoral de 1999. A l'époque, ont-ils affirmé, ils n'étaient pas inscrits car aucun d'eux n'avaient atteint 18 ans, l'âge légal pour voter.

Or, le président de la CENI, Abel Guobadia, a déclaré qu'il ne serait pas possible de réviser la liste électorale avant juin, faute de fonds. « Même si nous obtenons l'argent aujourd'hui, nous envisagerons le commencement de l'inscription au cours du mois de juin », a-t-il indiqué à des journalistes.

Les élections pour la réélection des 774 gouvernements locaux du Nigéria, dont le mandat prend fin en mai, ont été fixées à l'issue d'une décision de la Cour suprême annulant une démarche de l'Assemblée nationale visant à proroger d'une année la durée de leur mandat. La décision a aussi affirmé que les gouvernements des 36 Etats du Nigéria ont un contrôle exclusif sur les gouvernements locaux.

Les responsables des Commissions électorales étatiques indépendantes ont décidé que le 18 mai serait la date des nouvelles élections. Ils ont aussi résolu d'utiliser l'ancien registre électoral préparé pour les élections de 1999, en indiquant que la CENI n'était pas en mesure de le mettre à jour avant le 18 mai.

Cette décision a provoqué le dépôt d'un recours par les jeunes. Bien qu'il soit possible d'interjeter appel contre la décision du juge Okeke dans la capitale, Abuja, d'aucuns craignent que la procédure judiciaire ne sera pas terminée à temps pour le vote.

Hormis le fait qu'elles constituent un test clé de la solidité de la nouvelle démocratie du Nigéria après des décennies de régime militaire, les élections locales offrent une occasion aux nouveaux partis politiques pour participer à d'autres élections prévues pendant le premier trimestre de 2003.

En vertu de la constitution du Nigéria de 1999, les nouveaux partis politiques doivent remporter un nombre déterminé de sièges aux élections locales pour être qualifiés à participer aux élections suivantes. Les partis émergents veulent un report des élections pour leur donner le temps de se préparer, alors que les partis politiques établis auraient tout à gagner si le scrutin a lieu le mois prochain.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join