Le secrétaire auprès du gouvernement, Ufot Ekaette, a déclaré dans une conférence de presse à Lagos que le gouvernement tenait à faire une distinction claire entre l'assistance financière actuellement fournie aux victimes, et l'indemnisation formelle.
"Ce comité n'est pas en mesure d'indemniser qui ce soit ou quelque organisation que ce soit », a souligné M. Ekaette. "Notre mandat n'inclut pas d'indemnisation mais consiste à collecter et à administrer les fonds ». Il est à la tête du Fonds de secours de la catastrophe de l'explosion de Lagos, établi par le président Olusegun Obasanjo dans l'objectif de coordonner l'aide aux victimes.
Plus d'un millier de personnes ont péri dans la panique qui a suivi l'incendie et les explosions dans une armurerie et un dépôt de munitions le 27 janvier dans la Caserne militaire d'Ikeja. Plusieurs bâtiments de la base et des zones résidentielles alentours ont été détruits.
M. Ekaette a informé que son comité s'employait, en collaboration avec l'Agence nationale de gestion des catastrophes, de la Croix-Rouge et de l'armée du Nigéria, à identifier les besoins des victimes qui se sont présentées ou ont déposé des réclamations auprès des centres de secours qu'il a mis en place.
Environ 3,7 milliards de naira (31,8 millions de dollars) sont requis pour remettre sur pied les industries et les commerces affectées par les explosions, a-t-il encore précisé. Le Fonds pour la catastrophe est aussi en liaison avec la Compagnie nationale des assurances pour garantir que les compagnies affectées ayant une assurance seront dûment réglées.
Les estimations pour la réparation des écoles, ainsi que des bâtiments publics et privés endommagés par les explosions s'élèvent à 7 milliards de naira (60,3 millions de dollars), mais le Fonds de secours ne dispose pour l'instant que de 540 millions de naira (4,6 millions de dollars), a signalé M. Ekaette
Le Fonds de secours a aussi procuré 185 millions de naira comme "assistance intérimaire" à l'armée nigériane afin qu'elle puisse transférer 4 739 soldats de la base d'Ikeja, ainsi que les 33 000 personnes qu'ils ont à charge, déplacées par la catastrophe, vers d'autres bases militaires dans le pays.
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