Une étude d' 'Evaluation rapide des besoins immédiat de logement', qui a duré quatorze jours et s'est terminée le 21 octobre, a montré que 191 844 ménages rwandais vivent encore sous des toiles et des abris en pis-aller, comparé à 370 000 en 1999.
L'étude attribue la tendance à la baisse à cinq facteurs, parmi lesquels le fait que les populations déplacées et rapatriées ont récupéré leurs propriétés. Certains autres facteurs sont le fait que des organisation non gouvernementales, financées par la France, la Suisse et le Canada, ont bâti davantage de logements ; l'encouragement du gouvernement au public pour qu'il construise ses propres abris, ainsi que l'existence des programmes 'nourriture-contre-travail' du HCR et du PAM destinés à réinstaller des familles sans abris.
Les personnes vulnérables sans abris sont des veuves, des personnes âgées sans ressources et des enfants. La plupart des foyers se trouvent à Ruhengeri (73,462) et à Gisenyi (34,503), dans le nord-ouest. Leurs souffrances sont dues à l'insécurité résultant des incursions de la milice Interahamwe et de l'ex-FAR de la République démocratique du Congo (RDC).
Les provinces les moins affectées sont Butare, Cyangugu, Gikongoro, Gitarama, et Kigali-Ngali. L'étude souligne que Kigali-Ngali a le moins souffert car elle a le plus bénéficié des projets de réinstallation des rapatriés.
Le ministère de la Réinstallation humaine, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et avec le HCR, ont envoyé une équipe de 13 enquêteurs et superviseurs chargés d'effectuer un recensement exhaustif sur les ménages qui vivent encore dans ces abris de fortune.
Une équipe composée de représentants du ministère, du Danemark, du PNUD, du HCR, de l'Agence suédoise pour le développement international, de l'USAID, du Programme national sur la réduction de la pauvreté, du Centre de gestion des conflits de l'Université Nationale du Rwanda, a été mis en place pour évaluer les politiques, les réalisations et les besoins restés sans réponse durant la période de transition dans le domaine des établissements humains et de la terre. L'équipe a démarré son travail le 10 septembre 2001. L'étude avait débuté à la suite d'une recommandation d'une équipe spéciale établie par l'Institut Brookings.
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