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Une enquête nationale pour déterminer la prévalence du VIH

La première enquête démographique et sanitaire (EDS) d’après-guerre a été lancée vendredi au Liberia, avec entre autres objectifs de déterminer le taux de prévalence du VIH dans ce pays ravagé par 14 ans de conflits civils.

Edward Liberty, directeur de l’Institut libérien des statistiques, a expliqué à PlusNews que des prélèvements sanguins seraient effectués auprès des membres des ménages interrogés dans le cadre de l’enquête et seraient utilisés pour évaluer les taux de prévalence du VIH dans les différentes régions, villes et villages du pays.

«Il s’agit d’une démarche volontaire, et nous exhortons tout le monde à participer», a dit M. Liberty. «Les échantillons seront envoyés à un laboratoire où des techniciens formés les examineront. Cet exercice a pour but d’obtenir des données complètes sur le VIH/SIDA au Liberia, qui permettront de planifier de manière appropriée la réponse à l’épidémie.»

Le Liberia ne dispose pas de données fiables concernant les taux de prévalence du VIH. En avril dernier, la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf avait évoqué un taux d’infection de l’ordre de 12 pour cent, pour une population estimée à 3,2 millions de personnes.

Une enquête partielle menée en 2002 sous l’égide du précédent gouvernement, alors que la guerre faisait rage et rendait de nombreuses régions inaccessibles, avait évalué ce taux à 8,2 pour cent, tandis que le Programme commun des Nations unies sur le sida, Onusida, l’estimait à 5,9 pour cent fin 2003.

Financée par le gouvernement libérien, le Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap) et les Etats Unis, l’EDS durera trois mois, a précisé M. Liberty. Quelque 300 sites de regroupement des échantillons sanguins vont être mis en place à travers le pays.

«Vers le mois d’avril [2007], nous espérons pouvoir publier les résultats préliminaires puis en juillet, quiconque aura participé à l’enquête et voudra connaître son statut [sérologique] pourra se rendre dans le laboratoire qui lui sera indiqué, où les informations seront disponibles», a expliqué M. Liberty.

Le gouvernement a lancé la première enquête sentinelle de séroprévalence parmi les femmes enceintes en consultation prénatale en août dernier, sous la direction du Programme national de lutte contre le sida. Les résultats devraient être publiés prochainement.

ak/ail/ab

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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