Depuis janvier, les autorités sanitaires ont enregistré 210 cas de méningites dans la région contrôlée par les Forces nouvelles, près de la frontière avec le Burkina Faso, à quelques 500 Kms d’Abidjan, a déclaré à IRIN Aka Bian Tanoh, docteur à l’OMS.
Selon Tanoh, la recrudescence de l’épidémie s’explique par l’absence de campagnes de vaccination l’année dernière et par le manque de personnel médical dans la région.
Dans le nord de la Côte d’Ivoire occupé par les rebelles depuis septembre 2002, presque tous les dispensaires sont fermés.
"Il est urgent de mener des campagnes de vaccination pour enrayer l’épidémie", a indiqué Tanoh. "Nous rencontrons le ministre de la santé cette semaine pour décider des mesures à prendre".
Au retour d’une mission d’évaluation menée dans la région par une équipe de l’OMS, Tanoh a indiqué que de nombreux cas de méningite ont encore été signalés dans les villages autour de la ville de Bouna.
Selon Tanoh, les rapports faisant état de plus de 100 décès dus à la méningite sont sans fondement.
Toutefois, souligne Tanoh, l’épidémie n’est pas encore jugulée et d’autres personnes peuvent mourir de la méningite. Cette maladie infectieuse attaque le cerveau et le système nerveux central et se manifeste par des poussées de fièvre et des céphalées
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