Selon le rapport de la mission, qui réunissait des responsables de l'OMS et du ministère congolais de la Santé, la plupart des cas sont localisés dans le territoire de Mahagi, à 140 km au nord-est de Bunia.
Le district sanitaire de Rethy est le plus touché, avec 517 cas suspectés et 31 décès entre janvier et mai. Au cours de la même période, les zones de Logo ont respectivement enregistré 340 et 183 cas suspectés ainsi que 15 et 10 décès. Deux personnes sont mortes dans la zone de Nyarambe.
Le docteur Vital Mondonge Makuma, directeur adjoint de la surveillance épidémiologique au ministère de la Santé, a indiqué que de nouveaux cas étaient toujours signalés.
"Même si on ne peut plus parler d'une flambée, des cas continuent à être notifiés,» explique-t-il, ajoutant que les statistiques indiquent une létalité de plus de 5,5 pour cent.
"L'Ituri reste le foyer endémique de la peste en RDC, à cause des déplacements incessants de population provoqués par les affrontements chroniques entre milices ethniques," a t-il dit.
Cependant, le docteur Jean-Marie Yaméogo de l'OMS à Kinshasa a expliqué que "bien que la région soit un foyer de peste connu depuis 1928, l'absence de laboratoire en Ituri ne permet pas de confirmer scientifiquement que ce sont effectivement des cas de peste".
Le rapport de la mission indique que, dans 90 pour cent des cas, il s’agit de peste bubonique. Sept pour cent des cas seraient de forme pulmonaire et trois pour cent de forme sanguine.
Des comités locaux ont été institués pour informer et sensibiliser la population, ainsi que pour pulvériser et assainir les foyers que l'on soupçonne d'être touchés.
Selon le docteur Tarcis Elongo, du bureau de l'OMS à Bunia, "un des facteurs favorisants l'endémie est climatique."
"La forte humidité pendant la saison pluvieuse oblige [les habitants] à rentrer les vivres dans leur maison, ce qui attire les rats et les puces, qui sont les vecteurs de la maladie," a-t-il expliqué.
"Le fait que la population soit forcée de vivre momentanément dans la brousse à cause des affrontements est aussi un facteur de l'endémie," a conclu le docteur Elongo.
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