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La deuxième subvention sida du Fonds mondial signée

La Côte d’Ivoire vient de signer la deuxième phase de la subvention VIH/SIDA du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, suspendue depuis plusieurs mois à un complément d’informations sur l’utilisation des premiers financements.

Intervenue mi-septembre, la signature de l’accord n’a été annoncée que la semaine dernière par le docteur Rémi Allah Kouadio, ministre ivoirien de la Santé et de l’Hygiène publique, lors d’une réunion avec des personnes vivant avec le VIH à Abidjan, le grand port économique du sud de la Côte d’Ivoire.

Le déblocage de la deuxième tranche de financements, d’un montant d’environ 29 millions de dollars pour la période 2006-2008, avait été remis en question par le Fonds mondial, qui estimait n’avoir pas reçu suffisamment de précisions sur l’utilisation de la première phase de la part du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

Le Pnud est le principal bénéficiaire des financements du Fonds mondial en Côte d’Ivoire depuis la signature en décembre 2003 d’une subvention pour lutter contre le VIH/SIDA d’un montant total de 55,8 millions de dollars sur cinq ans.

Anthony Ohemeng-Boamah, représentant résident adjoint du Pnud en Côte d’Ivoire, a confirmé lundi la signature de la deuxième phase de la subvention, attribuant l’absence d’indicateurs de progrès suffisamment détaillés à des «problèmes de compréhension entre les partenaires».

«Les programmes [financés par le Fonds mondial] sont des partenariats, il faut que tous les partenaires [en] aient la même compréhension», a-t-il dit à PlusNews.

D’autre part, a-t-il ajouté, «dans un pays en crise, il y a de temps en temps un décalage pour avoir les informations souhaitées, surtout lorsqu’il faut se déplacer physiquement dans les différentes régions [pour collecter les données].»

Divisée entre le sud sous contrôle gouvernemental et le nord aux mains des rebelles depuis un coup d’Etat manqué en septembre 2002, la Côte d’Ivoire affiche un taux de prévalence national du VIH de sept pour cent selon les Nations unies, et de 4,7 pour cent selon la dernière enquête comportementale menée par les autorités ivoiriennes.

Les organisations de lutte contre le sida craignent que ce taux ne soit beaucoup plus élevé dans la moitié nord du pays, désertée par la grande majorité des agents de santé et où les infrastructures ont été en partie détruites par le conflit.

Le Fonds mondial à Genève, en Suisse, a confirmé lundi qu’après plusieurs mois de négociations avec les partenaires en Côte d’Ivoire, «tout ce qui avait empêché la signature [avait] été réglé».

Le financement du Fonds mondial doit permettre entre autres d’élargir l’accès au dépistage du VIH, à la prévention de la transmission mère-enfant, aux traitements antirétroviraux (ARV). Il a aussi pour but de renforcer la mobilisation communautaire, la distribution de préservatifs et les capacités nationales en termes de soins, de contrôle et d’évaluation.

Pour en savoir plus

ail/ab

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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