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Les enfants orphelins du sida négligés par l’Etat

Faute de vivre dans des orphelinats, les enfants ayant perdu leurs parents à cause du VIH/SIDA ne peuvent bénéficier de soutien de l’Etat au Liberia, ont déploré des associations dans ce pays meurtri par la guerre civile.

«Contrairement aux autres institutions d’action sociale, nous ne recevons aucune subvention de la part du gouvernement», a expliqué Lela Samuels, directrice de la Fondation libérienne des enfants orphelins du sida, la LOAF, dont le budget de fonctionnement dépend uniquement de financements extérieurs.

Les enfants dont s’occupe la fondation continuent de vivre dans leur famille élargie ; plus de 80 pour cent d’entre eux vivent sur le littoral libérien, dans le comté de Monteserrado où se trouve Monrovia, la capitale. Les autres vivent dans les régions rurales du Liberia.

«Nous menons des actions dans 45 communautés différentes, dans le comté de Margibi [au nord de Monrovia], de Grand Kru, de Maryland et de Rivercess [dans le sud-est du Liberia]», a précisé Mme Samuels.

La LOAF ne possède ni orphelinat ni centre sanitaire, mais elle assure des visites au domicile des enfants afin de surveiller les conditions dans lesquelles ils vivent.

Or, selon un responsable du gouvernement qui a requis l’anonymat, les subventions de l’Etat sont uniquement versées aux orphelinats reconnus par le ministère de la Santé.

«Le gouvernement a conscience de la situation, mais pour que les enfants orphelins du sida puissent bénéficier des subventions de l’Etat, ils doivent intégrer des orphelinats classiques», a expliqué ce responsable à PlusNews.

Il n’a pas rejeté l’idée que les enfants devenus orphelins du sida soient, à l’avenir, pris en compte dans le budget du ministère de la Santé, en-dehors des établissements que celui-ci soutient.

Actuellement, le Liberia consacre 5,6 pour cent de son budget national au secteur de la santé, soit 7,2 millions de dollars.

Les orphelinats du pays ne reçoivent qu’une petite proportion de cette enveloppe, soit 400 000 dollars par an.

La fondation a vu le jour en 2001, deux ans avant le départ forcé du président Charles Taylor qui a mis fin à 14 ans de sanglante guerre civile. La prise en charge des enfants infectés au VIH ou dont les parents étaient décédés des suites du sida est venue de l’absence d’une réponse nationale, selon Mme Samuels.

Plus de 500 enfants sont aujourd’hui appuyés par la fondation, qui paye les frais de scolarité, les uniformes et le matériel scolaire. Elle leur propose également des soins de santé et de la nourriture, notamment pour les enfants infectés au VIH et ceux dont les parents ont été contaminés.

Le taux d’infection au VIH au Liberia s’établissait en 2003 entre 5,9 pour cent, selon le Programme commun des Nations unies sur le sida (Onusida), et 8,2 pour cent de la population, d’après les chiffres des autorités sanitaires libériennes.

En juin 2004, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a approuvé une demande de financement de 7,6 millions de dollars sur deux ans pour lutter contre le sida dans ce petit pays ravagé par 14 ans de guerre civile.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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