Ce rapport a été rédigé par un collectif d’organisations de défense de la santé qui a passé au crible 22 pays figurant parmi les nations les plus riches du monde, afin de savoir si ces derniers avaient tenu les promesses faites au Fonds mondial pour les années 2006 et 2007.
La France, l’Irlande et la Suède comptent parmi les meilleurs élèves alors que l’Allemagne, le Japon, l’Australie et la Suisse font partie des neufs pays à avoir reçu les plus mauvaises notes.
«Malgré les progrès accomplis, la vie de millions de personnes qui vivent avec le sida, la tuberculose ou le paludisme sont encore en jeu à cause d’un manque d’engagement de la part des pays les plus riches du monde», a déploré Joanne Carter, directrice juridique du RESULTS Educational Fund, une organisation membre du collectif.
La ‘part équitable’ des contributions d’un pays est calculée en fonction du produit national brut du pays. Ainsi, une nation se voit attribuer une mauvaise note lorsqu’elle n’a pas été en mesure de s’acquitter de plus de la moitié de sa ‘part équitable’.
Le rapport a été publié au moment où le Fonds mondial a annoncé qu’il avait reçu 5,8 milliards de dollars de demandes de financement de projets sur cinq ans.
Ces demandes de subventions s’inscrivent dans le cadre du sixième appel à propositions de l’organisme international de financement de la lutte contre les trois épidémies. Dans le cas des cinq cycles précédents, environ 40 pour cent des demandes avaient reçu l’aval du comité technique d’examen des propositions, avant d’être soumises à l’approbation du conseil d’administration.
La Fondation Bill and Melinda Gates vient d’annoncer une contribution de 500 millions de dollars sur cinq ans au Fonds mondial, dont 200 millions pour les années 2006-2007. Par ailleurs, des promesses de dons supplémentaires pourraient intervenir au cours des prochaines semaines.
En dépit de ces signes encourageants, Jon Linden, le porte-parole du Fonds mondial, craint que le sixième cycle ne soit confronté à un déficit de financements.
«Il y a une obligation morale qui fait qu’il devrait être difficile pour les gouvernements de ne pas s’engager davantage et faire des promesses», a-t-il affirmé. «Mais obtenir un financement pour l’aide au développement dans le secteur de la santé est toujours un combat. L’Onusida [Programme commun des Nations unies sur le sida] révèle les chiffres qui se cachent derrière l’épidémie, mais personne n’est tenu responsable pour ne pas fournir les fonds nécessaires.»
Selon un rapport d’évaluation publié en juin dernier, le Fonds mondial fournit aujourd’hui des traitements antirétroviraux à plus de 540 000 personnes dans les pays en développement.
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