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Une campagne de lutte contre le VIH/SIDA au sein de l’armée

[Swaziland] Swaziland defence force soldier. IRIN
Tous les soldats de l’armée devront se soumettre à un test de dépistage anonyme
Bien que le Swaziland ait décidé de ne plus recruter les personnes séropositives au sein de l’armée, le pays est l’un des premiers d’Afrique à avoir encouragé ses soldats à subir un test de dépistage volontaire. Le commandant de brigade Sobantu Dlamini, qui dirige l’armée swazie, s’est rendu dans chaque caserne pour encourager ses 3 000 soldats à se rendre dans les services de conseils et de dépistage volontaire. Il les a également exhorté à ne pas stigmatiser leurs collègues séropositifs. «Au cours des six dernières semaines, c’est-à-dire depuis la mise en place du programme d’éducation par les pairs, nous avons pu noter un changement d’attitude radical vis à vis du VIH chez les soldats», a déclaré le docteur Kunene, secrétaire général des Forces armées. Dans le cadre de ce programme, soutenu par l’agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), un conseiller a été formé par caserne et des rencontres ont été organisées pour permettre aux soldats séropositifs d’évoquer leur vie. «L’armée, et cela vaut pour l’Afrique en général, a stigmatisé le sida car les gens l’associent à l’homosexualité, même si le mode de transmission le plus important en Afrique est la voie hétérosexuelle», a souligné le docteur Kunene. Le Swaziland affiche le taux de prévalence du VIH/SIDA le plus élevé au monde : plus de 40 pour cent de la population adulte vit avec le virus. Une première campagne de sensibilisation au VIH/SIDA avait été lancée il y a six ans, mais sans beaucoup d’impact. Mais les autorités ont depuis pris conscience de la menace que représente le VIH. Dans le cadre du programme, tous les éléments de l’armée devront se soumettre à un test de dépistage anonyme afin d’évaluer l’étendue de l’épidémie au sein de l’armée. «La stigmatisation est toujours présente, mais les hauts gradés ont été d’un grand soutien et ont encouragé les soldats à se faire dépister. Des soldats m’ont dit qu’à la base, ils se souciaient vraiment des personnes séropositives», a précisé le docteur Kunene. Le médecin approuve la décision prise par l’armée swazie de ne plus recruter les personnes séropositives : «il s’agit là d’une mesure de survie. Si vous êtes porteur du virus et exposé à une formation militaire difficile physiquement et émotionnellement, la période d’incubation du sida de huit ans peut être fortement raccourcie.»

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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