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Les efforts de prévention ont permis la baisse du taux d’infection au VIH

Le taux de prévalence au VIH/SIDA parmi la population adulte du Zimbabwe a chuté en 2004, pour la première fois en Afrique australe, selon le Programme commun des Nations unies sur le sida (Onusida).

Selon une étude sur la situation de l’épidémie et sur les comportements intitulée ‘Preuve de la réduction de la prévalence du VIH/SIDA au Zimbabwe’, publiée la semaine dernière par l’Onusida, le nombre de nouvelles infections au VIH/SIDA aurait également baissé.

L’étude, menée par une équipe composée de chercheurs du Collège impérial britannique, a révélé que le taux de prévalence du VIH/SIDA parmi les femmes enceintes avait chuté de 26 pour cent en 2003, à 21 pour cent en 2004, une tendance confirmée par d’autres données nationales.

Elle renforce notamment les résultats d’une enquête nationale publiés en octobre dernier menée en octobre par l’Onusida et des centres de recherche américains, qui avaient indiqué que le taux de prévalence avait fortement chuté au cours des deux dernières années, passant de 24,6 pour cent à 21 pour cent au cours des deux dernières années.

Cependant, Peter Ghys, un épidémiologiste travaillant auprès d’Onusida, a tiré la sonnette d’alarme et a déclaré qu’il y avait encore beaucoup de travail de prévention à accomplir.

La dernière étude a révélé qu’un changement des comportements sexuels avait aidé à réduire le taux de prévalence du VIH/SIDA au Zimbabwe, «une utilisation croissante des préservatifs lors des histoires sans lendemain et une hausse de la fidélité ont contribué à faire chuter le taux de prévalence».

Il y a également eu des inquiétudes quant aux conséquences du déplacement des milliers de Zimbabwéens suite à la campagne très controversée de «nettoyage des villes», l’Opération Murambatsvina, qui a interrompu les programmes de prévention contre le VIH/SIDA et provoqué plus de 700 000 sans-abris, a indiqué Peter Ghys.

Parmi les raisons avancées pour expliquer la baisse de la prévalence du VIH/SIDA, M. Ghys a souligné que l’épidémie au Zimbabwe était «ancienne» comparée à celle des autres pays de la région et remontait probablement au milieu des années 1980.

«Il [le Zimbabwe] a eu le temps de répondre à la crise, par rapport à l’Afrique du Sud, où l’épidémie s’est déclarée dans les années 1990», a-t-il expliqué.

D’autres pays d’Afrique, comme l’Ouganda et la République démocratique du Congo, où l’épidémie s’est déclarée au début des années 1980, ont également enregistré une forte baisse de la prévalence du VIH/SIDA.

Selon Peter Ghys, les résultats de l’enquête ont indiqué que les programmes de prévention, qui visaient à modifier les comportements sexuels, avaient un rôle à jouer dans la baisse du taux des nouvelles infections.

Des recherches locales menées dans la province de Manicaland, dans l’est du pays, ont ainsi montré que les jeunes Zimbabwéens avaient leurs premiers rapports sexuels plus tard qu’auparavant, que la promiscuité avait chuté, et que les femmes qui avaient plusieurs partenaires utilisaient de plus en plus de préservatifs.

Les recherches, menées dans cette région dans le cadre d’une enquête menée sur l’ensemble de la population, ont aussi révélé qu’entre 1998 et 2000 et 2001-2003, la prévalence du VIH/SIDA avait chuté de 4,9 pour cent à 2,7 pour cent parmi les hommes âgés entre 17 et 24 ans, et de 15,9 pour cent à 7,9 pour cent parmi les femmes âgées entre 15 et 24 ans.

Selon Peter Ghys, la décision prise par le gouvernement du Zimbabwe de décentraliser ses programmes de prévention contre le VIH/SIDA s’est révélée être une stratégie efficace afin de lutter contre la propagation de l’épidémie à travers le pays.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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