Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a annoncé cette semaine la suspension de toutes ses subventions à l’Ouganda, en raison de “preuves sérieuses de mauvaise gestion”.
Le ministre ougansais de la Santé, Jim Muhwezi, a dit que cette suspension allait désorganiser une campagne de lutte contre le sida jusqu’à présent en bonne voie.
«Ils sont préoccupés par certaines questions, ils veulent des clarifications, et ils ont donc suspendu la subvention qu’ils nous accordaient», a dit M. Muhwezi à PlusNews.
«Le programme de lutte contre le sida est interrompu, mais nous espérons être en mesure de leur répondre le plus rapidement possible», a-t-il ajouté.
Le Fonds mondial a, de son côté, affirmé attendre que le ministre des Finances mette en place une nouvelle structure qui garantirait la gestion efficace des fonds.
Dans un communiqué rendu public par son siège de Genève, en Suisse, l’organisation internationale a expliqué que cette décision s’appuyait sur l’évaluation de l’une des cinq subventions, réalisée par le cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers, qui a révélé des «indices sérieux de mauvaise gestion de la part de l’unité de gestion du projet (PMU) du ministère de la Santé».
«La PMU a été chargée de surveiller l’implantation du programme du Fonds mondial en Ouganda. Puisque la PMU gère les cinq subventions, toutes ont été temporairement suspendues afin de réduire les risques alors que l’inspection concerne la première tranche de la subvention VIH/SIDA», a-t-il ajouté.
«Les autres subventions concernent une deuxième tranche pour lutter contre le VIH/SIDA, deux subventions pour lutter contre le paludisme et une subvention ciblant la tuberculose. Ces financements sont d’une valeur totale de 201 millions de dollars américains sur deux ans ; jusqu’à présent, 45,4 millions de dollars ont été décaissés».
Le Fonds mondial a demandé au ministre ougandais des Finances d’établir, d’ici la fin du mois d’octobre, un nouveau plan d’exécution des programmes subventionnés.
Cependant, a ajouté le Fonds, des dispositions ont été prises pour continuer à financer la prise en charge des patients et les activités de prévention, comme l’approvisionnement et la distribution de préservatifs.
Jusqu’à présent, l’Ouganda avait été encensé par la communauté internationale en raison de la campagne agressive menée par les autorités, qui avait permis de faire baisser le taux national de prévalence au VIH de plus de 20 pour cent dans les années 80 à sept pour cent actuellement.
La menace reste très sérieuse, puisque environ 1,2 millions de personnes vivent toujours avec le virus, selon les Nations Unies.
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