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La première enquête nationale de séroprévalence sera lancée en novembre

La Côte d’Ivoire se prépare à lancer sa première enquête nationale de séroprévalence depuis quinze ans, qui concernera 10,000 foyers tant au sud qu’au nord du pays tenu par les rebelles depuis deux ans, a dit mercredi le responsable de l’ONUSIDA en Côte d’Ivoire. Cette enquête, qui devrait durer six mois, démarrera en novembre sous la direction du Ministère de la lutte contre le sida, qui aura ainsi les moyens de mieux répondre aux besoins des populations affectées par l’épidémie, a dit Mamadou Diallo lors d’une entrevue accordée à PlusNews. Selon les statistiques officielles, enrichies par des données issues des 22 sites sentinelles répartis sur l’ensemble du territoire, la Côte d’Ivoire est le pays d’Afrique de l’Ouest le plus affecté par l’épidémie, avec un taux de prévalence de 9,5 pour cent d’une population estimée à 16 millions de personnes. Mais les agences des Nations unies, ainsi que les travailleurs humanitaires, craignent que la situation ait empiré depuis septembre 2002, lorsqu’une guerre civile a déchiré le pays en deux, le nord étant depuis aux mains des rebelles ivoiriens des Forces Nouvelles. « On se doute que le taux de séroprévalence est supérieur. Ce qui nous intéresse désormais est de connaître le vrai taux pour mieux cerner les besoins des populations et rassembler les fonds nécessaires à la lutte, » a dit Diallo. « La Côte d’Ivoire n’est pas culturellement homogène : cette approche nous permettra de connaître les régions où il faut éviter de parler publiquement du préservatif et on cherchera des moyens détournés pour faire de la prévention, » a t-il ajouté. Selon lui, grâce aux financements du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et de l’Initiative présidentielle américaine (PEPFAR), les volontaires qui accepteront d’être testés seront gratuitement pris en charge si leur statut sérologique s’avère positif. Lancé l’année dernière, le PEPFAR a déjà affecté la somme de 14 millions de dollars à la Côte d’Ivoire, l’un des 12 pays africains (avec le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Rwanda et la Namibie) à bénéficier de ce programme quinquennal. Le gouvernement américain a déjà consacré 2,5 millions de dollars aux programmes de lutte contre le SIDA en Côte d’Ivoire. L’initiative PEPFAR vise à fournir des médicaments antiviraux à 77 000 Ivoiriens atteints du SIDA d’ici 2008, à prévenir 265 500 nouvelles infections et à subvenir aux besoins de 385 000 orphelins du SIDA. Toutefois, il n’existe actuellement aucun centre de dépistage ni aucune structure d’assistance médicale pour distribuer des médicaments antirétroviraux dans la zone nord contrôlée par les rebelles, où vit le quart de la population. De même, depuis le début de la guerre civile en septembre 2002, il n’existe aucune donnée fiable sur l’importance de la progression du SIDA dans les zones tenues par le mouvement de rébellion.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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