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L'Etat prend des mesures d'urgence contre le sida

Les autorités de Guinée équatoriale ont pris des mesures d'urgence très strictes destinées à enrayer l'épidémie de sida dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, parmi lesquelles la généralisation du dépistage et des sanctions pénales.

Selon l'Agence France Presse, citant la radio nationale, le président Teodoro Obiang Nguema a signé lundi un décret prévoyant la mise en place d'un «carnet de bonne santé», à délivrer à toute personne testée négative au VIH. Renouvelable tous les six mois, ce carnet sera «exigé pour accéder à certains services publics», a indiqué le décret lu à la radio, sans plus de détail.

Les étrangers qui sollicitent l'obtention ou le renouvellement d'un titre de séjour sur le territoire équato-guinéen devront se soumettre au préalable à un test de dépistage, «condition nécessaire à l'enregistrement de leur demande», a prévenu le texte.

Le décret présidentiel a précisé que des centres de dépistage seront créés dans tous les districts du pays, et la gratuité des soins par médicaments antirétroviraux sera assurée dans tous les hôpitaux.

En outre, les personnes se sachant séropositives et qui ont des relations sexuelles sans protection «seront dénoncées et traduites devant un tribunal», a indiqué le décret cité par l'AFP. S'ils contaminent leur partenaire, ces séropositifs auront l'obligation de «s'occuper de cette dernière durant le restant de sa vie».

Les centres de dépistage ne respecteront plus la confidentialité pour les couples, chaque conjoint étant désormais dans l'obligation d'informer son partenaire, a précisé le texte, qui explique que ces mesures ont été décidées pour tenir compte des «chiffres alarmants» recensés par le ministère de la Santé «qui menacent la survie et la croissance de la population».

«Le sida constitue la cause de la plupart des décès au cours des trois dernières années dans les foyers équato-guinéens», particulièrement parmi les enfants, les adolescents et les femmes, a indiqué le décret présidentiel.

Le taux national de prévalence avoisinait 7,5 pour cent en 2001, selon les statistiques officielles, contre 3,2 pour cent selon les Nations unies.

ab/cd

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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